Archives pour avril 2008

Les cours online

30 avril 2008

Plusieurs organismes, américains pour la plupart, proposent des cours de dramaturgie, sur différents sujets, en ligne.

Il y a bien sûr le programme de UCLA Extension (dans le menu déroulant des programmes, regarder “Writer’s Program”), mais aussi les cours de quatre semaine du Writer’s Store. J’ai hâte que l’écriture créative se développe dans les cursus français, même si j’y crois assez peu. En ce moment je suis dans une phase: les choses sont immuables. Ça me passera, c’est à cause d’un rêve où je protestais véhémentement contre les gens qui me disaient de ne pas me satisfaire de l’état des lieux de la fiction TV française. En gros: “arrêtez de me dire qu’on peut changer quoi que ce soit, parce que c’est faux. Ça marche tel quel, il n’y a pas de raison de changer sous prétexte que ça déplaît à quelques auteurs nourris d’écriture à l’américaine”.

Je sais, pour l’instant je raconte rien, mais je termine une nouvelle pour dans quelques heures, j’ai des fiches de lecture à rendre à M6 hier et un petit article mal documenté sur la Gencon du week-end dernier. Je m’arrache déjà assez les cheveux comme ça. Je reviens après avoir fini ça et dormi.

Ah, sinon, vous pouvez cliquer ici et sourire.

En attendant

27 avril 2008

Le temps que je reprenne mes marques et que je relance mon exploration de l’écriture narrative, je vous laisse un petit lien (en anglais), vers le site d’une auteur américaine qui a pas mal de réflexions intéressantes (quoique souvent assez évidentes et relativement superficielles, n’attendez rien de révolutionnaire, mais une bonne lecture dans les moments de doute) sur le sujet, notamment sur la nécessité de faire silence à l’intérieur de soi ou la question du prix à payer pour une vie d’écriture.

Holly Lisle et la partie de son site destinée aux auteurs, vous y trouverez, entre maints articles, un ebook en téléchargement gratuit qui reprend ses réflexions.

Ah et sinon

24 avril 2008

Oui, je suis de retour avec une bonne résolution: pas plus d’une demi-heure par jour à alimenter le blog.

Sans entrer dans les détails, ma vie privée a pris le pas sur ma vie professionnelle (et c’est très bien), mon accès au net s’est fait néant, j’ai appris beaucoup de choses sur la recherche d’un appartement à Paris et maintenant que je suis à nouveau posé et disponible, je remets beaucoup de choses en question. Prendre du recul m’a fait du bien et je me demande si l’audiovisuel m’intéresse au point de me ruiner le moral pour décrocher un contrat d’écriture avec la télé. Pas de réponse définitive mais je mets un peu entre parenthèses le scénario (audiovisuel je précise), histoire de finir les projets de BD et de littérature que j’avais laissés en suspens le temps du conservatoire.

Ce qui est à peu près sûr c’est que je ne fraierai pas de sitôt avec la fiction française, qui continue inexorablement à me faire bâiller, quand elle ne me donne pas envie de me faire naturaliser argentin (ne me demandez pas pourquoi argentin, c’est sorti comme ça), et que mon énergie, en matière d’images animées, je la consacrerai à l’animation, sauf pour aider des potes à écrire leurs films, mais ça c’est une autre histoire.

J’écris pour le plaisir, il faudrait être fou de faire ce métier pour une autre raison et le fait est que je ne prends pas de plaisir (pour le moment ?) à écrire des scénarii de films. Je prends mon pied à concevoir des univers, à écrire de la littérature, à construire un récit de BD mais les films, non, il y a quelque chose qui ne passe pas, peut-être que c’est dû au trop lourd bagage académique que je trimballe et dont je n’arrive pas à me libérer. L’ombre des maîtres plane sur moi, le poids des concessions qu’il faudrait faire pour y arriver. Bon, je ne sais pas, ça peut peut-être être fun des fois, mais je ne suis pas assez mordu du cinéma (ou de la télé) pour vouloir à tout prix rentrer dans ce milieu.

Il paraît qu’il y a du boulot dans le jeu vidéo, je me renseignerai mais si vous avez des pistes, n’hésitez pas.

Pour le blog, hiatus il y a eu, hiatus il y aura, mais pour l’heure je suis de retour et, non, cet espace de réflexion sur le récit et l’écriture n’est ni fermé, ni mort, ni enterré.

Mindmapping, ou comment voir clair dans sa tête

24 avril 2008

Oh que voilà une chose nouvelle pour moi et passionnante: Le Mind Mapping!

Pour la micro histoire, le concept semble avoir été surtout développé par Tony Buzan dans les années 70.

Le Mind Mapping n’est pas une nouvelle discipline ésotérico-scientifique, c’est tout simplement une méthode d’ordonnancement de la pensée. Des idées simplement exprimées et bien organisées permettent une pensée plus créative, plus efficace et plus dynamique. Ça n’a rien de magique, il y a des explications scientifiques (ou pseudo scientifiques) sur le partage du travail entre les hémisphères, mais le paradigme scientifique change sans arrêt et on ne connaît pour ainsi dire rien au cerveau, donc je vous les épargnerai.

Ce qui est intéressant c’est que ça fait des merveilles (en tous cas pour moi), ça permet de prendre des notes de manière ordonnée même quand le flux de la pensée est chaotique, ça aide à retrouver en un clin d’oeil une pensée laissée en chantier et si vous utilisez un programme informatique, ça peut aussi aider à se relire.

Le système est simple: vous notez votre idée/thématique centrale dans un cercle au milieu d’une feuille de papier. A partir de là, vous raccrochez des branches qui représentent les idées connexes et vous les subdivisez au fur et à mesure de vos besoins. C’est parfait pour ordonner les recherches préalables à l’écriture. Un exemple? Avec un thème central du type “monépisodedesérie” je peux tirer, entre autres, des branches “personnages” et  ”structure”, puis subdiviser en “personnage1″ ; “personnage2″ ; etc. ; “actex” ; “actey” ; etc. puis développer le contenu de mes intrigues, des arcs de mes personnages, de leur psychologie, etc.

Le tout sans que rien ne soit gravé dans le marbre puisque c’est aussi un excellent moyen d’explorer différents possibles. Vous ne savez pas si votre personnage principal devrait être lâche ou courageux? Développez les deux branches et voyez ce que chacune vous apporte.

Je découvre tout juste, alors je vous filerai une bibliographie quand j’aurai eu le temps de me pencher sur la question.