Archives pour octobre 2008

N’importe quoi!

10 octobre 2008

Une plainte des “Bougon” contre M6 !
Jeudi 9 Octobre 2008

Une association a entamé une action en justice pour interdire la diffusion des “Bougon”, la nouvelle série de M6, en se basant sur la mauvaise image que véhiculera la fiction sur ce nom de famille…

M6 a été informé qu’une requête en référé a été introduite devant le tribunal de Nanterre pour interdire la diffusion de la nouvelle série Les Bougon le 13 octobre prochain. L’action a été initiée par une association regroupant “plus de cinquante” personnes portant le nom de Bougon. Ceux-ci n’apprécient pas que leur patronyme soit utilisé pour désigner la famille marginale et grossière, vedette de la nouvelle comédie, qui se livre à toutes sortes d’escroqueries et autres manipulations pour exploiter les failles du système. Loin d’être exemplaire, le comportement des Les Bougon de la fiction de M6 est contraire aux bonnes moeurs selon la requête. Inquiets par l’image véhiculée sur leur nom, les plaignants demandent que les épisodes déjà tournés ne soient pas diffusés et que M6, ainsi que les producteurs, Calt et GMT soient mis en demeure de “modifier le nom de la série”. La requête doit être examinée vendredi par le tribunal de Nanterre.”

Source: Allocine

Ce serait bien qu’on arrête de prendre la fiction trop au sérieux. Ce n’est qu’un jeu.

Oubliez vos trois actes

2 octobre 2008

S’il y a une chose que j’apprends en lisant des scénars, c’est qu’il faut oublier toutes ces notions avancées sur la structure scénaristique. Ce qui compte avant tout, c’est de se souvenir qu’une histoire, c’est une succession d’événements liés par la logique.
Autrement dit, vous allez du point A au point Z parce que vous déroulez l’alphabet ou vous additionnez 2 et 1 parce que vous voulez arriver à 3. Il vous faut un objectif, il vous faut des personnages qui aient une raison d’avoir cet objectif et vous ne devez jamais perdre de vue que toute action a des conséquences et que c’est encore plus vrai dans les histoires que dans la vie.
Ce qui signifie qu’on ne peut pas mettre en place une situation sans penser à ce qui va en découler, qu’on ne peut pas non plus se contenter de faire se succéder des scènes sans qu’elles aient un étroit rapport avec la ligne directrice qu’on s’est fixée (et qui s’étend quelque part entre l’objectif du personnage et l’objectif du scénario).
Quand vous construisez, demandez vous “et alors?” après chaque action, comme dans “qu’est-ce que cela déclenche? qu’est-ce que cela provoque? quelles sont les impacts de cette action sur les autres personnages et sur l’environnement?”
Ne vous contentez pas des réponses les plus évidentes, creusez, brainstormez, mindmappez, allez plus loin que la première idée, qui est celle de M. Toulemonde. Vous êtes conteur, que diable, surprendre votre auditoire, c’est votre boulot!

Les trois actes, la structure de Snyder, les idées de Truby, c’est bien mignon, mais si vous oubliez la base, vous n’allez nulle part. Et la base tient là-dedans: une histoire, c’est un écosystème.