Procrastination

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Je poste sur le blog pour ne pas me mettre à travailler. Tous les jours il me faut au moins deux heures, après m’être assis face à l’écran, pour vraiment commencer à écrire. Il y a toujours des sites à aller voir, une vidéo à regarder tout-de-suite-maintenant, une lessive à étendre, un thé à réchauffer, une plante à arroser, un truc à cuisiner (tiens, d’ailleurs, qu’est-ce que j’ai faim!!), n’importe quoi plutôt que de commencer à écrire.

Plutôt bizarre quand on sait à quel point j’aime écrire et à quel point je n’échangerais ce travail pour aucun autre. Mais il paraît que c’est une maladie répandue chez les auteurs… et peut-être chez tout le monde en fait, sauf que les autres sont dans des bureaux alors c’est pas pareil… et peut-être que c’est vrai pour toutes les sphères de la vie et pas juste le travail. « Je paierai mes factures, demain. J’appellerai ma mère, mais demain. Je ferai la vaisselle, tout à l’heure »…

Au final, on passe plus de temps à dire qu’on va faire les choses et à ne pas les faire qu’à les faire. J’apprends, petit à petit, à ne plus repousser. Je sais à quel point ça bouffe de l’énergie, toutes ces choses à faire qui attendent, et au bout d’un moment, il n’y a plus de place dans la tête pour de nouvelles idées.

C’est pour ça qu’il faut finir… ou au moins commencer par s’y mettre, c’est la première étape. Pour finir, on verra après, petit à petit.

Je crois que ça un peu à voir avec le fait de choisir. Patrick Vanetti le répétait pas plus tard que vendredi: « le métier d’un scénariste, c’est de choisir ». Ça m’a rappelé une citation inscrite sur un post-it collé face à mon bureau, d’un scénariste américain sans doute, mais je ne me souviens plus vraiment: « Writing is to make decisions ».

Mais finalement, la vie est affaire de choix et de décisions. Du coup, ça rejoint ce que j’ai souvent entendu au CEEA: le scénariste, c’est un dieu. On crée des univers, des personnages, on les manipule, on leur met des bâtons dans les roues, c’est marrant et c’est nous qui avons le dernier mot, toujours.

Bon, on peut me dire que l’inconscient joue un grand rôle dans l’écriture, c’est vrai aussi. Mais ce que l’on fait avec les propositions de l’inconscient, c’est une question de choix bien conscients.

Comme le choix de me mettre au boulot tout de suite ou dans une heure.

Je termine pour demain un dossier à déposer au CNC pour l’aide à l’écriture du fonds d’inno. Une série développée en atelier au conservatoire. J’adore ça. En plus je me sens bien, j’écoute Led Zep et The Who, je plane.

C’est pas les conditions idéales pour écrire, ça?

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