Mad Men

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Après 9 épisodes et près de 2 mois de visionnement, l’impatience, chaque semaine, de voir le nouvel épisode, je me décide à dire quelques mots de Mad Men, une série qui fera parler d’elle tant elle est aboutie, merveilleusement écrite, porteuse d’aussi formidables et complexes personnages, si constante dans sa qualité!

Mad Men Titre

Oublié le spectaculaire, oublié le mystère entretenu artificiellement à mesure des épisodes, oubliés les cliffhangers et les acts breaks de fou. Et pourtant ça marche, ça marche même bien mieux que toutes ces autres séries qui font appel à des artifices pour retenir le spectateur, parce qu’elles sont conscientes que derrière, sous la surface, il n’y a rien. Aucune série ne m’a jamais fait ressentir une telle sérénité à la fin des épisodes et aucune ne m’a tenu en haleine avec autant de force. Ce n’est pas que je meurs de connaître la résolution d’une Grosse Intrigue, c’est que j’aime à retrouver ces personnages, semaine après semaine, les voir évoluer, suivre leur progression, voir avec quelle maîtrise ils sont gérés par les scénaristes, quelle constance ils ont, et quelle sobriété aussi. Parce que ces personnages sont vrais, ils sont comme des gens réels, pas de simples archétypes, ils ont la qualité des personnages que l’on retrouve dans les bons films.

Si je devais définir la série, j’emploierai ce mot-là: sobre. Don DraperTout y est subtil, délicat, patiemment ouvragé, rien n’est imposé à l’esprit à renforts de grosses ficelles ou d’énormes effets spéciaux, tout est admirable de justesse et de qualité. Alors que je commence à me lasser de Californication parce qu’elle ne tient pas ses promesses, je reste accroc à Mad Men parce qu’elle met la barre toujours plus haut et qu’elle reste à la hauteur. Ce n’est pas un hasard si le créateur de cette série est Matt Weiner, un ancien des Sopranos.

Les informations ne sont pas assénées au spectateur, elles passent subtilement, par le sous-texte et par le visuel. Si vous voulez une vraie leçon d’écriture de scènes, c’est LA série à regarder. Alors que Heroes me laissait à me demander ce que je venais de voir, laissait transparaître sa totale absence de fond seulement deux heures après visionnage, chaque semaine me voit penser à Mad Men, réfléchir à la densité de la série, revisionner certains passages comme des cours de dramaturgie appliquée. Et la dernière scène de l’épisode 9, pas un mot et une telle charge de sens. Et les acteurs! Les acteurs sont formidables.

Guys in bar

(Mad Men sur Allocine, AMC et Wikipedia, l’analyse du pilote de Jill Golick)

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