Pourquoi il faut sauter le pas

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J’imagine qu’il y a beaucoup de lecteurs (potentiels) de ce blog qui se demandent s’ils devraient sauter le pas, quitter une situation sociale stable pour l’incertitude de la vie de scénariste, de romancier, de musicien, de n’importe quoi d’autre. Ma réponse a toujours été « oui, oui, oui!! Saute le pas! » Sans considération pour le reste. Sois impulsif, tu gèreras les conséquences quand elles se présenteront. Parce qu’à trop réfléchir, on ne fait rien, on n’agit plus, on ne vit pas.
Je connais par coeur les arguments qu’on peut m’opposer et je n’en accepte aucun. Ce n’est pas une question de volonté (« si on veut, on peut »), c’est juste une question de courage. Ce ne sera sans doute pas facile, peut-être que même en voulant à mort, vous n’y arriverez pas, peut-être que ce sera la pire erreur de votre vie. Et alors? Mieux vaut se planter que de ne pas essayer. Les erreurs, à condition qu’on ne s’appitoie pas sur son sort, sont formatrices. Et puis, en sautant le pas, vous risquez aussi de réussir, sait-on jamais, ça pourrait être la plus belle décision de votre vie… à condition d’accepter que la réussite (juste en rapport à un objectif, je ne parle pas de réussite sociale, juste de réussite personnelle) puisse venir sous une autre forme que ce à quoi on s’attendait, par d’autres chemins que prévu.

C’est dans le précaire équilibre entre un objectif clair et une ouverture d’esprit énorme que se situe le chemin de la réussite. Il faut à la fois savoir ce que l’on veut (pour le reconnaître quand on l’obtient) et le définir avec précision mais rester ouvert à d’autres opportunités, qui nous amèneront au même résultat ou à un meilleur résultat. C’est la différence que Truby fait entre le désir et le besoin, entre l’objectif conscient du personnage et son objectif inconscient. Il peut arriver qu’en cherchant à atteindre le premier, le personnage échoue mais réalise le second. Ce n’est peut-être pas devenir scénariste (le désir) que vous voulez, mais reprendre le contrôle de votre vie (le besoin). En sautant le pas, vous découvrirez peut-être que vous n’êtes pas fait pour être scénariste mais tous les efforts faits vous auront rendu le contrôle d’une vie qui vous échappait et vous pourrez vous (re)réorienter avec plus de justesse, plus de pertinence.

Notre existence c’est que nous avons de plus précieux, ce qui nous appartient en propre et sur quoi nous avons le pouvoir et le droit d’exercer un contrôle. C’est la seule chose à laquelle nous raccrocher dans ces temps troublés où le monde ne se donne même plus l’apparence d’un sens. Sauter le pas, c’est se réapproprier son existence à soi-même, c’est surtout prendre le risque de vivre une vie riche et satisfaisante, pleine de sens et d’aventure. C’est prendre le risque du bonheur.

(à l’origine de ce post, il y a cet article de John August.)

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