Le Thème

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Ahh, le thème, source d’intarissables délires pseudo-intellectualisants. Le thème, excuse récurrente pour ne pas entrer dans le vif du sujet et pourtant élément indispensable dans la réflexion sur l’histoire.
Le thème ce n’est pas ce que l’histoire raconte (cf. Le Sujet), c’est ce dont l’histoire parle. Je sais, la différence semble rhétorique mais elle ne l’est pas. Je raconte l’histoire d’un justicier solitaire qui traque une bande de bandits sanguinaires, c’est mon sujet. Mais l’histoire parle d’un rebelle qui cherche à s’intégrer à la société. C’est mon thème.
Un moyen simple de les reconnaître c’est, quand vous pitchez votre histoire à vos amis, à votre co-auteur, à votre miroir, voire à votre bouilloire, si on vous demande: « mais comment tu nous racontes ça? » (le plus souvent, on vous regardera avec des yeux de merlan frit en hochant la tête, on vous dira « ouioui, c’est très bien » histoire de ne pas vous froisser mais ne vous y trompez pas, ce que votre bouilloire cherche à vous dire, c’est que l’eau est chaude).

Si je vous dis « C’est l’histoire d’un cowboy, il parcourt l’Ouest Sauvage pour débusquer la bande de bandits sanguinaires dont la tête est mise à prix », vous avez des images précises en tête. Vous avez les grandes plaines, le cheval, les colts, le climax où le héros affronte les hors-la-loi, la jolie pépé un peu naïve qu’il abandonnera à la fin, peut-être un sidekick ; et même si ce n’est pas exactement comme ça que je vois le film, vous avez une idée claire de l’histoire que je veux raconter. Celle d’un mec qui en pourchasse d’autres.
Si je vous dis: « C’est l’histoire d’un rebelle qui cherche à s’intégrer à la société », vous séchez. Ou plutôt, vous avez tellement d’images en tête que vous saturez et vous ne savez surtout pas sur lesquelles vous arrêter. En fait, vous n’avez aucune idée de ce que je vais raconter, vous avez juste la notion abstraite que je veux traiter (la rébellion, ou plus précisément, la révolte sociale).

C’est toute la différence entre le sujet et le thème et il est important de savoir identifier ces deux pans de votre travail quand vous vous lancez dans la conception d’une histoire. Si vous n’avez que le thème, vous allez très vite bloquer, peut-être avant même de commencer la rédaction. Vous n’avez rien à raconter, vous avez juste quelque chose à dire ou à montrer.
A l’inverse, si vous n’avez pas de thème (exemple: vous voulez raconter une énième ressucée de Die Hard), votre film sera peut-être parfait d’un point de vue technique mais absolument inepte et rejoindra ses pairs dans la longue liste des films dont le monde aurait pu se passer.
Il arrive souvent, paradoxalement, que l’on commence par une idée de thème plutôt que par un sujet mais ce thème est rarement clair dans l’esprit de l’auteur. Il est intéressant de synthétiser au maximum, de faire tenir le thème en une phrase qui clarifie ce que l’on veut montrer. C’est « l’histoire d’un rebelle qui rêve de s’intégrer à la société et tente de le faire en adoptant ses codes de justice ». Dans votre tête ça aura donné quelque chose comme:

  • Je veux parler de la rébellion
  • La rébellion c’est par rapport à une société établie, avec ses codes culturels, sa notion de bien et de mal, ses idées sur la justice… je pourrais parler de justice, peut-être que mon rebelle est en désaccord avec une certaine idée de la justice?
  • Et comment il se sent par rapport à la société? Pourquoi est-il en rébellion? Peut-être qu’il n’y trouve pas sa place… et qu’il en souffre!
  • Il cherche peut-être à s’intégrer à la société, il veut être reconnu alors il adopte certains des codes de cette société mais sans arriver à y entrer tout de suite, pourquoi pas les codes de la justice, justement?

C’est un condensé de ce à quoi peut ressembler une séance de brainstorm, de clarification du thème. Une fois que vous avez déterminé ce que vous voulez montrer (un mec qui cherche à s’intégrer), vous pouvez réfléchir à comment le montrer. Qui sera votre rebelle et quelle sera la société? Sans doute qu’en réfléchissant, ou même avant, vous aviez des images et des idées, des envies d’univers, de personnages. C’est le moment de voir s’ils peuvent incarner votre thème. S’ils ne peuvent pas, trouvez en d’autres, ou modifiez-les. L’important c’est que quand vous avez un thème, il devient plus facile de choisir l’histoire que vous voulez raconter.

Encore une fois, l’écriture n’est pas un processus linéaire. Vous aurez peut-être écrit un premier jet avant de vous pencher sur la question du thème, vous aurez peut-être écrit des dizaines de pages sur les différents personnages que vous voulez traiter. Dans cette matière première, vous allez creuser, miner pour extraire le noyau thématique de votre histoire.
L’important c’est que vous parveniez à cerner UNE idée, une notion principale que vous voulez aborder. Vous risquez moins de vous égarer en cours de route. Je sais qu’il est dur de choisir mais dites-vous bien que vous ne raconterez pas qu’une histoire dans votre vie alors, tous ces thèmes secondaires, mettez-les de côté pour plus tard, pour d’autres textes où vous les exploiterez une fois qu’ils auront eu le temps de mûrir.

La règle stricte à laquelle vous devez vous tenir c’est celle d’un thème par histoire. De toutes manières, vous vous emporterez et vous dépasserez cette limite, alors autant limiter les dégâts.

La prochaine fois: Bien choisir son personnage

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13 Réponses to “Le Thème”

  1. J_christ Says:

    Je viens de comprendre.

    Ce blog est généré automatiquement par un logiciel de dramaturgie.
    Encore un truc de Google sûrement.
    Ils sont trop forts…

  2. L'Apprenti Says:

    Voilà, c’est ça!
    Dramatoogle BETA (c)(R), c’est le nom du logiciel en question. Mais faut pas le dire, c’est top sicrète!

  3. Marc Herpoux Says:

    Salut,

    J’ajouterais un élément supplémentaire à ton Post:
    Tu tiens le thème de ton histoire qu’à partir du moment où tu arrives a défendre ton point de vue sur le sujet!

    Je m’explique. Tu donnes comme exemple:
    “C’est l’histoire d’un cowboy, il parcourt l’Ouest Sauvage pour débusquer la bande de bandits sanguinaires dont la tête est mise à prix”.
    T’appelle ça le « sujet », OK.

    Après tu brainstormes:
    « – Je veux parler de la rébellion.
    – La rébellion c’est par rapport à une société établie, avec ses codes culturels, sa notion de bien et de mal, ses idées sur la justice… je pourrais parler de justice, peut-être que mon rebelle est en désaccord avec une certaine idée de la justice? »
    – Etc, etc.

    C’est un début pour dégager des pistes de réflexions sur ce que tu veux faire passer, OK, mais ça ne suffit pas.
    Pour moi, tu ne tiendras ton thème que lorsque tu sauras exactement ce que tu veux dire dessus, quel point de vue tu portes sur le sujet en question.

    En gros, dire:
    – « Le thème de mon film tourne autour de la justice »
    Ou même:
    – « C’est l’histoire d’un type qui prône « l’auto-défense » »
    Ca ne fait pas un thème (c’est juste le début d’une réflexion.)
    La vrai question est:
    – « Qu’est-que tu penses, toi, en tant qu’auteur, de l’auto-défense? »
    – « Quel est ton regard, ton point de vue sur l’idée de justice? »
    – « Qu’est-ce que tu aimerais défendre ou voir changer dans ce domaine? »
    Et le personnage peut évidemment défendre l’inverse, travailler le thème en creux.
    Oliver Stone ne défend pas Tony Montana dans Scarface.
    Paul Shrader n’excuse pas Travis dans Taxi Driver.
    Mais on voit bien la critique que ces deux auteurs portent sur la société d’aujourd’hui – même si ça se passe dans les années 70.

    Pour moi un auteur ne tiens son thème que lorsqu’il est capable de dire:
    « A travers ce film, je veux DEFENDRE ça! »
    Et pas seulement:
    « J’ai envie d’ABORDER tel sujet! »

    Même si un auteur cherche à se montrer exaustif, on sent toujours un scénariste qui ne sait pas trop quoi défendre, présentant souvent sans le vouloir un visage consensuel… et au fond assez vide…

    A+
    Marc

  4. L'Apprenti Says:

    Oui, exactement.
    Je vais appeler ça « le point de vue de l’auteur ». Ca fait un peu rustine mais c’est un ajout absolument nécessaire. Merci Marc!!!

  5. J_christ Says:

    Bonjour Marc,

    J’ai vu quelque part sur ce blog que tu possédais la collection de John Truby.
    Eh bien ça m’intéresse ! 😉

    Si jamais on se croise un jour, je serais curieux d’y jeter un oeil…

  6. Marc Herpoux Says:

    Salut J_Christ,

    J’ai visité ton blog… je voulais t’y laisser un message… mais a plus. Finit!
    Donc, pas de message.

    Dommage pour John Truby parce que j’ai la collec’ complète!
    Bon, ben… il ne reste plus qu’à se « croiser un jour… »
    Mais si on se croise, comment se reconnaîtra-t-on, hein?
    Pas facile!
    Pour ma part, je suis plutôt grand, avec des lunettes.
    C’est un premie indice…
    Un peu cours, je te l’accorde…

    Bon, allez, si l’apprenti est d’accord, je l’autorise à te refiler mon adresse mail.

  7. Xav Says:

    Autre question sur le thème. Pensez-vous qu’un auteur traite toujours des mêmes thèmes ? en l’occurence 2 ou 3 ? par des histoires différentes ? J’aime bien la notion de Marc de défense de l’auteur et du personnage qui peut défendre le contraire. ça serait à développer, ça me semble passionnant pour éviter le consensuel.

  8. Anaël Says:

    A mon avis tout les êtres vivants ont une tendance à aller vers la facilité, d’où la tentation pour un auteur de répéter incessamment les mêmes thèmes. Néanmoins, à partir du moment où le processus de création devient conscient et volontaire, rien n’empêche de traiter de tous les thèmes imaginables, ça devient vite un jeu, que de chercher des métaphores pour illustrer tel ou tel sujet.

    Sur l’idée de point de vue, il va de soi que l’auteur doit être porteur d’une opinion sur le monde, sinon, ses histoires tombent vite dans le démagogique et le consensuel. Mais comme nous l’apprend la philosophie, on ne prouve le bien-fondé d’une opinion qu’en considérant son contraire et il est essentiel que les personnages au sein de l’histoire illustrent le débat d’idées sur le thème choisi.

    C’est généralement l’arc parcouru par le personnage qui donnera, en négatif, le point de vue de l’auteur. Si le personnage est présenté comme un méga-pacifiste en début de film et qu’il finit par zigouiller le méchant, le point de vue illustré sera que la non-violence n’est pas une solution et qu’en cas de vrai danger, il n’y a que le bon vieux meurtre qui permette de s’en sortir, que les idées intellectuelles sont bien belles et sympas mais qu’elles ne survivent pas à la confrontation avec le réel, etc.

    En revanche, si vous montrez un idéaliste qui abandonne ses idéaux en milieu de film et s’en sort finalement en reprenant ses idées de départ (tous les films où un journaliste doit se battre pour faire jaillir la vérité et reçoit une proposition de corruption qu’il considère parce que sinon sa vie va devenir un enfer et qui décide de risquer cet enfer et au final c’est ce qu’il sauve et le méchant finit en prison), alors vous avez le point de vue inverse, qui affirme que les idées sont plus fortes que les instincts vénaux/guerriers/sexuels (si c’est un film sur l’adultère, par exemple).

    Le seul moyen d’éviter le consensuel c’est que les auteurs se forcent à assumer un réel point de vue sur le monde, et pour ça, il faudrait qu’ils recommencent à penser plus loin que le bout de leur nez.

  9. xav Says:

    Merci pour ces explications. En résumé, le héros incarne des valeurs (en philosophie, on parlerait de thèse). L’antagoniste incarne des valeurs différentes voire opposés (antithèse). Leur confrontation génère du conflit (du débat de valeurs). Au final, le protagoniste va changer ou non ses valeurs dans sa lutte (soit la synthèse). Cette synthèse illustrera le point de vue de l’auteur ?

  10. Anaël Says:

    Plutôt le point de vue du film. On n’est pas obligés de ne raconter que des histoires qui illustrent ce que l’on pense vraiment de la vie. Au contraire, pour mieux réfléchir et faire réfléchir, il peut être intéressant de construire des histoires qui illustrent des points de vue qui ne sont pas les nôtres, mais sinon, oui, le chemin parcouru par le protagoniste à la suite des différents conflits qu’il rencontre illustre ou devrait illustrer un point de vue sur un thème.

  11. ubik03 Says:

    TITRE
    (BATTEMENTS DE CYLS)

    _ Je me retrouve ici… Comme au comencement…

    _ Je ressens d’enormes energies… Des sensations, des sons… Que je croyais avoir oublier… Mais je redécouvre que tout est là, au fond de moi…

    _ Mais enfin où suis-je…? En me posant cette question, des images m’ efleurent l’esprit…

    _ Je vois d’abord une forêt un peu sombre… Enfin… Peut-etre que ma vision des choses l’est…? Tants de questions passent dans ma tête…

    Des images defilent vaguements puis il continue.

    _ Je pense à ce joueur d’échecs, invisible, qui gagne la partie. Commencer à vouloir engager une véritable partie avec ce joueur, c’est déjà chercher à le voir, à le comprendre, à le connaître, à se reconnaître, puisque c’est moi même avec qui je joue…

    _ Je me demande maintenant si je me connais vraiment moi même…?

    _ Je vois une île, un peu cacher par la vegetation. Au milieu, un temple entourer de tellements de vies végetales ou même animales degageant une telle energie. Je m’approche de l’entrée, ou plutôt, mon esprit. Un animal familier en sort l’air très serain, comme s’il me montrait la voie… il me semble evident que je doive rentrer, il m’atendait…

    _ J’entre ! Je me sens bien ici, comme si j’avais créer cet endroit… Mon esprit avance, je veux savoir. Je dois passer à coter de beaucoup de choses en voulant allez trop vite, mais il-y-a ce livre dont je m’empresse d’ouvrir…

    _ Des longues marches m’attendent. Je les montes en ayant des sensations déja vécues. Il est là. Devant moi. Je l’ouvre.

    Le livre s’ouvre et les pages s’enchainent assez vite representant des sons et des images vagues et flous d’une naissance. Les images comencent à s’eclaircir et se detaillées quand il prend conscience de la vie.

    Les messages se font passer sous forme de visions en lisant le livre.

    (Voix off )
    Poses toi les vrais questions et ne te mens pas à toi même. (dit une voix etrange).
    On le vois tourner dans son lit, il commente la scène.

    _Je me rappel cette nuit, j’avais du mal à m’endormir, je tournais dans mon lit, il etait tôt le matin, les oiseaux chantaient, je réflechissai, les oiseaux me repondèrent… enfait, je me repondais moi même…

    Il se regarde dans le miroir.

    _Qui suis-je?

    L’image tremble et se deforme.
    On apperçoit une porte s’ouvrir en une fraction de seconde.

    (Voix off )
    Si tu mens aux autres comment veux tu ne pas te mentir…? (dit une voix etrange).
    Il parle de son vecu à quelqu’ un en se vantant et en deformant un peu la chose. Maintenant, il aurait aimer se reprendre.

    _Tu sais, moi, tout le monde m’aime, j’ai beaucoup voyager et je connais beaucoup de choses…

    La vision se rembobine en accelerer et reviens au debut.
    Il deforme mentalement la fin de la scène, l’eclairage à changer.

    _Mais non enfait tu sais je…

    N’ayant pas le temps de finir l’image se trouble, une porte s’ouvre en une fraction de seconde. La prochaine vision enchaine.

    (Voix off )
    Quand tu parles de ton vecu, tu te le grave dans la tete, peut-être pour ça que certains parlent seul. (dit une voix etrange, qui ressemble à la sienne).
    On voit une femme agée, seule chez elle, se parlant à elle même, pour ne pas oublier…

    _Il faudrait que je rencontre quelqu’un qui me le fasse savoir, mais sachant que cette chose se produira en y pensant, cela ne se passera pas….

    Elle baisse la tête.
    _ Si je pars si vite c est que j’en savais trop…Vaut mieux ne pas trop en savoir…

    L’image se trouble, une porte s’ouvre en une fraction de seconde.

    Il rencontre un homme dont la fin est proche.

    L’homme dit :
    _Tu sais, j’ai peur de mon jugement dernier. Ai-je bien fait les choses? Vais-je aller au Paradis…? Où bien en enfer…? Dit-il pensif.
    _Est-ce que celà existe vraiment…? Vais-je me reincarner…? Dit-il avec de grands yeux.
    _ Tu sais je me rend compte que j’aimais cette vie mais je….

    L’image se trouble, une porte s’ouvre en une fraction de seconde.

    (Voix off )
    Pas besoin d’attendre le dernier moment pour apprendre à aimer la vie, certain la redécouvre chaques jours. (dit la voix du protagoniste résonante).
    Un viel homme dans la nature, montre à son petit fils toutes les petites choses de la vie.
    Il le fait apprecier la chaleur du soleil, l’odeur de ce qu’ils l’entourent, le goût de leurs fruits cueillis, le chant des oiseaux, la beautée de ce ce qu’ ils voient. Et ajoute :

    _Tu vois, ce sont les 5 sens que la vie nous à donner, si tu es attentif à tout ce qui t’entoures, tu comprendras déja beaucoup.

    L’image se trouble, une porte s’ouvre en une fraction de seconde.
    Les portes qu’il a sû ouvrir et les escaliers qu’il a monter dans le temple se fondent entres elles comme si chaque marches montées etaient chaques étapes de sa vie et se retrouve face à une une multitudes de portes.

    _ Toute ma vie est retranscrite dans ce livre. Cela me manque terriblement, je me rend compte que j’ai perdu…, la vie….je comprends aussi que beaucoup de messages se font passer perpetuellement autour de nous mais après faut-il aussi les voir et bien les interpreter…

    _La vie est comme un battement de cyls, ça dure une fraction de seconde même si je savais que maintenant je pourais revoir chaque instants au ralenti, mais que c’etait trop tard…

    _ Si j’avais eû plus de temps. Mais est-ce un probleme de temps…?

    _ J’aurais voulus ouvrirs toutes ses portes même si je savais que ce n’etait pas le but. J’aurais voulu aller plus loin…

    La derniere scène se passe dans la tête du protagoniste qui est dans ce grand tunnel avec cette grande lumière. Au bout, il voit blanc et flou. On entend des bruits semblables à ceux d’un hopital. Un nouveaux né pleure et un homme respire fort comme s’il sortait du coma.

    FIN

    SVP: VOS REACTIONS merci

  12. diongue abdoulaye Says:

    je viens de bien decouvrir la realite du cinema merci

  13. spip Says:

    Bonjour,

    J’ai suivi des études de cinéma et notamment de scénario (où sans me vanter, je me sortais plutôt bien aux vues de mes notes), mais il est vrai que j’ai toujours eu des difficultés à différencier le thème du sujet.
    Donc déjà merci pour cet article, ça m’aide un peu plus.
    Sinon, donc, d’après ce que j’ai compris :
    – Le sujet évoque des images précises.
    – Le thème évoque beaucoup (trop) d’images qui sont trop nombreuses pour être précises.

    Ce qui ressortait de mes cours concernant cette différence entre le sujet et le thème, c’est que :
    – Le thème est souvent associé à un problème, un constat, un état (de quoi parle-t-on ?)
    – Le sujet est l’angle d’attaque, le point de vue de l’auteur, la façon de traiter ce problème (comment on en parle ?)

    Dans les exemples que nous donnait les deux profs que j’ai eu (Monsieur Patrick Vanetti et Madame Isabelle Blanchard que je salue humblement s’ils me lisent car ils m’ont énormément appris dans l’écriture de scénarios), l’exemple que je retiens c’est celui du film de Roberto Benigni : « La vie est Belle ».
    Le thème de ce film c’est : l’amour filial (père-fils)
    Le sujet du film c’est (grosso-modo) : C’est l’histoire d’un juif italien qui, pour cacher les horreurs de la guerre, de la déportation et de la Shoa à son fils, fait tout un tas de pitreries, invente des mensonges…

    D’ailleurs, Monsieur Vanetti nous disait souvent qu’un réalisateur racontait toujours plus ou moins la même chose (autrement dit avait toujours le même thème, le même problème) et qu’il le traitait d’une manière différente à chaque fois (qu’il n’avait jamais le même angle d’attaque).
    Comme exemple, il nous parlait de James Cameron. Il disait : »James Cameron raconte toujours plus ou moins la même chose. C’est souvent un groupe de personnes, un cercle de personnes qui sont (plus ou moins coincés) dans un endroit, ils ont leurs habitudes, ils sont tranquilles, et le danger, l’élément perturbateur vient toujours de l’extérieur (soit de l’endroit où sont les personnages, soit du cercle des personnages, soit du « cercle » des habitudes des personnages)
    Plusieurs exemples :
    Abyss :
    Les scientifiques sont au fond des océans dans une sorte de plateforme sous marine et le danger, l’élément perturbateur vient du dehors (en dehors du groupe de scientifiques, et en dehors de la plateforme), des extra-terrestres.

    Titanic :
    Premier cercle : la bourgeoisie dont fait partie Rose (Kate Winslet). L’élément perturbateur qui fait irruption dans ce cercle et d’une certaine façon le met en danger : Jack (alias Leonardo Di Caprio).
    Deuxième cercle : Le couple Rose et Jack
    Troisième cercle (beaucoup plus vaste) : Le bateau, le Titanic. L’élément perturbateur qui met en péril les 3 cercles : l’iceberg qui fera couler le bateau.

    Terminator 2 :
    Le cercle, le groupe de personnages qui sont plus ou moins tranquilles, c’est John Connor et sa mère. L’élément perturbateur, le danger qui vient du dehors, c’est le T1000 venu pour tuer John.

    Alien 2 :
    Le cercle, le groupe de personnages qui sont plus ou moins tranquilles, c’est la colonie sur une planète lointaine. Le danger, l’élément perturbateur : les aliens

    A l’époque où Monsieur Vanetti nous en parlait, Avatar n’était pas encore sorti, mais ça s’applique aussi ce film :
    Le cercle, le groupe de personnages, ce sont les autochtones de la planète. Le danger, l’élément perturbateur : les humains qui veulent exploiter le minerait.

    Chez Cameron, on retrouve souvent aussi (on pourrait d’ailleurs le considérer comme un autre thème de prédilection chez lui) c’est la méfiance vis-à-vis des hommes, des riches, des puissants, souvent avides de pouvoir et d’argent et qui utilisent (mal) et à mauvais escient la technologie.

    Bref, tout ça pour dire qu’un réalisateur et ou scénariste parle toujours de la même chose.
    Suite à cette démonstration, je me suis effectivement rendu compte de ça chez d’autres réalisateurs, mais aussi sur moi-même puisque que je me suis aperçu que je traitais toujours du même thème : celui de « la Belle et la Bête » (j’essaye d’ailleurs de m’en défaire, d’aborder d’autres thèmes mais je me rends compte que j’y reviens toujours plus ou moins)

    Voilà ce que je pouvais dire, donner comme explications sur le thème et le sujet.

    J’ai cependant une question :
    Peut-on faire avoir deux histoires, deux films différents, en ayant, pour ces deux films ou histoires, un même thème ET un même sujet, ou est-ce qu’avoir un même thème ET un même sujet implique automatiquement qu’on ait la même histoire ? Autrement dit : est-ce que deux histoires ou deux films qui parlent de la même chose ET de la même manière peuvent être différents ou seront-ils immanquablement semblables pour ne pas dire identiques ?

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