Comment reconnaître une bonne idée et la développer (HTTS semaine 4)

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Le huitième cours vient d’être publié et ça va être du tonnerre! Comment planifier assez sans trop planifier… mais j’y reviendrai en temps et lieu.

How To Think Sideways, par Holly Lisle. Semaine 4
En fin de semaine 3 vous deviez trouver 3 idées originales grâce à la méthode de la « Sweet Spot Map » et de la navigation inconsciente de votre cerveau. En semaine 4, vous apprenez à reconnaître les bonnes idées et à les développer. Parce qu’avec le temps, la communication avec votre inconscient va s’améliorer et les idées affluer à un tel rythme qu’il faudra distinguer les idées géniales des idées pas-si-mauvaises-que-ça et des bonnes-idées-mais-pour-quelqu’un-d’autre. Sans une bonne méthode pour reconnaître les idées qui vous conviennent, vous risquer de vous lancer dans la rédaction de choses qui ne vous correspondent pas et qu’il y a de grandes chances que vous ne terminiez pas.

Si les semaines précédentes faisaient surtout appel à l’intuition et à l’inconscient, la semaine 4 ramène le mental sur le devant de la scène et apporte quelques éléments narratologiques de base. A savoir qu’un récit est celui d’un protagoniste en conflit avec un antagoniste autour d’un objectif et se termine par une fin logique mais inattendue. Vu le public de ce blog, ce n’est une révélation pour personne mais une piqûre de rappel est toujours une bonne chose.

La Phrase
Pour gagner du temps et éviter d’écrire dix versions d’un roman de cent pages avant de trouver ce qui cloche, Holly Lisle, qui est passée par là, conseille de travailler en amont sur une phrase (La Phrase) qui contient en elle l’intégralité du projet, à savoir:
– Un protagoniste qui a besoin de quelque chose, opposé à
– Quelqu’un ou des forces qui veulent l’empêcher de l’atteindre,
– Dans un décor fascinant
– Et avec un twist.
Une bonne idée contient en germe tous ces éléments. Mais on ne cherche pas de bonnes idées. Des bonnes idées, tout le monde peut en avoir, on cherche les idées géniales que vous seul pouvez avoir, qui vous distinguent du commun des auteurs.

Une grande idée vaut mieux qu’une bonne idée
Une idée géniale se reconnaît à ce qu’elle fait « tilt »; quand vous y pensez elle vous donne la chair de poule, les mains moites et des noeuds dans l’estomac. Elle vous ressemble, elle vous parle, elle est symptomatique de qui vous êtes.
Prenez votre idée, vos premiers éléments, ceux que vous avez notés dans votre carnet la semaine dernière, et visualisez l’histoire qu’ils sont censés vous rappeler. De cette histoire jaillissent des éléments que vous allez faire correspondre au mieux avec votre Sweet Spot Map, parce que vous savez que cette carte est celle des points névralgiques de qui vous êtes, et qu’en allant piocher dans ces points, vous avez toutes les chances de tomber juste et de raconter des choses qui vous correspondent pour de vrai.
Le travail conjoint de votre moi conscient et de votre muse qui vous envoie des idées vous permet alors d’arriver à une phrase qui contient en elle les éléments clefs de votre histoire (protagoniste, antagoniste, conflit principal et twist).

Passez du temps sur cette phrase, jusqu’à être sûrs que c’est la meilleure idée que vous pouvez trouver à partir des éléments que vous avez. C’est ce qui fera la différence entre vous et tous les autres. J’ai lu récemment un texte pour M6 qui n’était qu’un ramassis d’évidences et de clichés, typiquement une idée (pas si bonne que ça en plus) que l’auteur n’a pas travaillée mais pour laquelle il s’est contenté de noter les premières suites d’action-conséquence qui lui venaient. Ce n’est pas comme ça que travaille un auteur (scénariste ou romancier) professionnel sauf pour un tout premier jet. C’est pour ça que cette leçon n°4 est particulièrement pertinente et intéressante.

Ce post est déjà long (600+ mots) alors je n’irai pas plus loin mais la leçon ne s’arrête pas là, elle donne plus de détails sur la manière de développer la Phrase, comme gratifier le protagoniste d’un nom judicieusement choisi (précis et informatif, pas juste un vague « un homme/une femme ») et d’un adjectif tout aussi judicieux. Ajoutez à cela une technique pour rendre « géniales » des idées simplement bonnes, et trois versions différentes de ce qu’il ne faut pas faire en matière de développement de projet (ou comment Holly Lisle a écrit trois versions complètes d’un roman (données en bonus) avant de comprendre ce qui clochait). Et la leçon termine le premier mois de manière délicieusement riche!

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5 Réponses to “Comment reconnaître une bonne idée et la développer (HTTS semaine 4)”

  1. roodoodoo Says:

    Ces posts sont très intéressants (dommage que je ne sois pas assez à l’aise en anglais pour suivre directement les cours). J’aurais voulu savoir si il était possible d’avoir un exemple de Phrase.
    Merci.

  2. dulle Says:

    « narratologique »?😉 Ca se dit?

  3. JC Says:

    Ben oui Dulle, tu viens de le dire !

  4. chucco Says:

    très intéressant,
    Un protagoniste un adjuvant, un opposant , une mission, une chute = Un scénario qui tient la route.

  5. Christophe Says:

    Bonjour et merci pour ces articles très intéressants !

    Je fourmille d’idées (géniales, à l’évidence), mais la structure du récit, en revanche…

    Bref, quelqu’un peut-il m’expliquer cette notion de « twist » ?

    Merci !

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