Histoire = personnage

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Avant, quand j’inventais une histoire, je planchais sur l’univers et sur le concept autour de l’histoire.
Mais aujourd’hui, à force de m’entendre dire que je ne suis pas assez concret, trop conceptuel, que je ne donne pas assez d’informations sur les possibilités d’exploitation dramatique de mes idées, j’ai réfléchi.
Un univers, c’est bien, ça donne des franchises qu’on peut exploiter pour en faire des histoires.
Mais, vous l’aurez compris, un univers ne fait pas une histoire, il donne juste un cadre, une ambiance, un environnement où vos personnages vont pouvoir s’exprimer.

Parce qu’une histoire c’est simplement le cheminement d’un personnage à la poursuite d’un objectif. Et quand on y pense, c’est vachement plus simple de finir un texte, du coup: l’histoire est terminée quand le personnage a atteint son objectif ou que son objectif est clairement et indiscutablement devenu impossible à atteindre.
Par conséquent, quand j’invente des histoires, maintenant, je m’interroge sur les personnages et leurs motivations. Je laisse les idées thématiques et les flashes mentaux d’ambiance, je les garde de côté et je m’interroge sur qui sont mes personnages et ce qu’ils veulent.

Tout de suite, les choses deviennent plus claires et plus simples. Surtout quand c’est pour créer une série. Parce que paradoxalement, si une série est surtout définie par l’univers qu’elle met en place et qu’elle exploite (les pompes funèbres, la mafia du New Jersey, le monde de la pub dans les années 50, les joies de la collocation à New York dans les années 90…), ce sont ses personnages qui nous font revenir semaine après semaine.

Des personnages qui naissent de l’univers et qui permettent de le mettre en lumière, certes, mais des personnages quand même, définis non par l’insondable profondeur de leur backstory mais par leurs motivations et leurs objectifs au moment où la série commence.

2 Réponses to “Histoire = personnage”

  1. Christoph Boeckle Says:

    Hello

    Je lis ton blog un mois ou deux et j’aime beaucoup! Je suis plutôt un adepte du jeu de rôle, même si j’écris un peu, et ce que tu viens d’écrire dans ce billet, il m’a fallu des plombes pour comprendre que ça comptait en jeu de rôle aussi. Je te remercie d’avoir mis le doigt sur cette non-évidence et de l’avoir rédigée, un bon rappel ça fait du bien!

    Bonne continuation, je continuerai à lire!

  2. Hervé Says:

    Bonjour Anaël, et merci pour ce blog – il n’y a pas de personnage, pas d’histoire, et pourtant je (écrivain amateur) suis fan !😉
    Pour revenir au blog du jour, c’est une grande vérité que tu dis là, pas franchement évidente, et pas très facile à mettre en application non plus (qu’est-ce qui fait qu’on s’attache à un personnage? qu’est-ce qui fait qu’il fait avancer l’histoire?).
    J’en profite pour signaler un ouvrage que je n’ai pas vu dans ta liste, « Mes secrets d’écrivain : Ecrire un roman, ça s’apprend ! », d’Elisabeth George, que j’ai trouvé bien utile par son côté recette de cuisine. Et devinez sur quoi est le premier chapitre ? Sur les personnages…

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