Pourquoi je continue à lire des manuels

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Au bout d’un moment, on n’apprend plus rien des manuels: tous utilisent la même structure, la réinterprètent à leur sauce, mais au final, c’est la même chose. Penser aux personnages, construire des péripéties qui font monter la pression, ménager des respirations, dans un certain ordre, assez logique. Ce qui fera la différence, c’est le travail, le travail et le travail. Pourtant, je continue à lire des manuels. Pas pour y apprendre des choses, je m’en rends compte, mais pour créer une émulation.
Dans n’importe quel métier où on bosse dans un bureau, avec des collègues, des supérieurs ou des gens sous sa responsabilité, il y a le contact humain qui vous plonge dans une certaine atmosphère de travail. Que cette atmosphère vous pousse à être plus efficace ou moins efficace n’est pas la question, ce qui compte c’est d’être entouré d’autres individus qui sont dans la même dynamique que vous.

Le scénariste freelance n’a pas ça. On essaye de le recréer, on crée des équipes, on rêve de partager un atelier avec des collègues, on se rencontre régulièrement, mais de temps en temps, ce n’est pas assez. Lire sur le métier, sur les batailles qu’il faut mener pour y arriver, peut servir de moteur. Moi ça me remotive à chaque fois. Ca rafraîchit les connaissances théoriques et ça donne l’impression d’être moins seul.
C’est aussi à ça que peuvent servir les blogs de scénaristes, twitter ou facebook quand on arrive à les gérer et qu’ils ne prennent pas juste tout notre temps.

Voir les autres bosser c’est souvent un bon moyen de se mettre à bosser soi-même. Sûrement quelque chose à voir avec l’instinct grégaire.

Parce qu’on est quand même vachement seuls dans ce métier. Et si je suis content d’être autonome, de pouvoir gérer mon temps comme j’en ai envie, j’ai parfois l’impression que ce serait plus simple/rassurant/confortable d’aller au bureau tous les matins. Et plus efficace aussi.

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4 Réponses to “Pourquoi je continue à lire des manuels”

  1. Laurent Says:

    Lire des manuels, quelle que soit leur qualité, c’est aussi ne pas oublier de remettre en cause ses acquis. Et c’est aussi relire son travail du moment par un prisme particulier, non ?
    La dynamique créée par le travail en collectivité (différent du travail collectif tant on peut bosser seul dans son coin au milieu d’un open space) peut fonctionner tout autant sur une émulation que sur une obligation mutuelle… et là, elle n’est pas très enviable :0)

    • Anaël Says:

      Lire des manuels, quelle que soit leur qualité, c’est aussi ne pas oublier de remettre en cause ses acquis. Et c’est aussi relire son travail du moment par un prisme particulier, non ?

      Pas forcément, non. Parce que souvent, c’est dans les temps de creux qu’on trouve le temps de les lire. I.E. quand il n’y a pas de « travail du moment ». A moins de parler de relecture d’une méthodologie, pour renforcer la portée de l’expérience.

  2. Albumine Tagada Says:

    Et en cas de panne sèche, il y a toujours ça :

    • Anaël Says:

      Hey, ça fait plaisir de te voir en ces contrées oubliées. Quels sont tes derniers projets en date?

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