Monter des projets

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Le processus de création permet de monter des projets, c’est l’essence d’un auteur, écrire, innover pour se projeter…

Ces jours-ci, c’est réunion après réunion, coup de fil après coup de fil à propos de projets qui se montent, qui se rêvent, qui se dessinent au gré des envies et des rêves. Certains aboutissent mais sont ratés, d’autres restent dans les cartons, d’autres avancent, lentement mais inexorablement.
C’est ça ma vie, monter des projets. Imaginer des histoires, des univers, des personnages, des atmosphères, des situations. Imaginer comment ils peuvent s’emmêler et donner lieu à des films, des livres, des discours suffisamment denses et construits pour être montrés au monde et partagés.
Chaque instant de vie vécu en conscience, à l’affût d’une émotion fugace, d’un sentiment à peine tangible, nourrit cette volonté de créer.
Un jour j’ai dit à ma colloc de l’époque: « j’écris parce que c’est un besoin vital pour moi ». Et de fait, si pendant plus de trois jours je n’imagine pas de nouvelles histoires, si je n’avance pas de manière solide sur des histoires en cours, je commence à dépérir. Je déprime. Je me sens inutile. Je sens que je gâche ma vie. Elle ne me comprenait pas. Si elle écrivait alors, c’était pour quoi? Par amour de la télé? Par caprice? Par curiosité? Je ne la comprenais pas.
A mes yeux le problème avec beaucoup de scénaristes (et la mine d’or de la télé) c’est que beaucoup n’écrivent pas par besoin vital. Ils écrivent comme ils feraient autre chose, par hasard, par une série de coïncidences. Ils écrivent pour gagner des sous ou par distraction.
L’écriture de fiction s’est imposée à moi quand j’avais 10 ans et ne m’a jamais quitté. C’était l’évolution logique et naturelle d’un besoin de raconter des histoires qui, aussi loin que je me souvienne, est là. Depuis j’ai toujours eu cette excroissance dans mon esprit, cet alien qui exige de sortir, même s’il doit au passage faire exploser les tripes de mon cerveau, dévaster mes neurones, court-circuiter mes synapses et me briser le crâne en deux.

Monter des projets, qu’ils rapportent de l’argent ou pas, est la conséquence de cette exigence interne. Demain, un de mes épisodes des Sauvenature passe sur France 5. Je devrais être satisfait, fier. Mais ce n’est qu’un boulot. Ça n’a pas de sens. Je ne veux plus faire ça, écrire pour vivre. Je le fais encore, bien sûr, mais maintenant je veux recommencer à vivre pour écrire. La nuance est essentielle et l’équilibre dur à trouver.
[edit: les infos que la prod m’a transmises étaient erronées et ce n’est pas mon épisode qui passait ce matin…]

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