Atelier d’écriture en vrai

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Un atelier écriture à Bordeaux…la transmission et le partage : l’inspiration pour tous !

 

Après un an d’hésitation, de calculs, de tergiversations. Après avoir pesé le pour et le contre, j’ai décidé de lancer mon propre atelier d’écriture. J’enseigne déjà l’écriture depuis trois ans dans différentes écoles, il était temps de sauter le pas et de me mettre à mon compte. Je n’ai jamais supporté la condition du salarié, qui dépend d’un patron. C’est aussi sûrement pour ça que j’ai autant de mal avec la condition de scénariste: tous les désavantages du salariat sans aucun des bénéfices. Mise à part la liberté de travailler chez soi (mais est-ce vraiment un avantage?), je ne vois pas ce qui distingue le statut du scénariste de celui du salarié… à part l’absence d’un salaire fixe.

Non, me mettre à mon compte en tant qu’auteur, en tant que formateur, en tant qu’humain, c’est la direction que je donne à ma vie depuis un peu plus d’un an. C’est pourquoi cette année, j’ouvre l’atelier d’écriture de bordeaux, un atelier principalement destiné à des personnes avides d’aboutir des projets d’écriture d’envergure, avides de se libérer de leurs blocages créatifs et de devenir des auteurs plus conscients des processus à l’oeuvre dans la fiction et sa création, et pourquoi pas de se professionnaliser.

J’aspire pour cet atelier à un niveau d’exigence élevé. Amener des auteurs novices à s’armer pour affronter le métier d’écrivain (au sens large, peut-être qu' »écrivant » est moins connoté) de fiction. Ce sera une transposition de ce que je fais déjà en grande partie à l’université, où plusieurs des étudiants que je forme aspirent à devenir scénaristes mais n’ont aucun des outils pour et surtout des représentations très incomplètes du métier et de la manière dont il s’exerce.

L’idée d’un atelier d’écriture est de compléter ces représentations, de permettre à d’aspirants auteurs de se projeter dans une image juste de la réalité de ce métier, notre métier. Et pourquoi pas leur permettre de l’envisager à leur tour pour eux.

Je ne tiens pas à grossir et devenir une formation complète. J’ai trop à construire moi-même et j’ai trop rencontré de directeurs de formation pour comprendre que c’est incompatible. L’administratif prend vite trop de temps, les questions de programme, de pédagogie passent au premier plan au détriment de l’exercice de la créativité.

Mais quelques heures par semaine, suivre une demi douzaine d’apprenants, voir émerger des histoires, ça oui. Après tout, ce qui nous amène à choisir ce métier, est-ce autre chose que l’amour des histoires? Qu’elles soient lues, vues, entendues, ce qui nous pousse c’est que l’on veut toujours plus en découvrir et peut-être à un moment celles qui viennent de l’extérieur ne nous suffisent-elles plus et nous devient-il nécessaire de devenir conteurs à notre tour. En tous cas je crois que c’est ce qui m’anime, moi.

Pouvoir être présent au point d’origine des histoires, les voir évoluer, grandir, mûrir, c’est un peu comme voir son fils apprendre à marcher, à parler, gagner en autonomie, cela relève de la magie. Il y avait rien et soudain il y a quelque chose de vivant, de vibrant, de dense. L’atelier d’écriture n’a de sens pour moi que perçu de cette manière.

En attendant le 17 octobre, n’hésitez pas à vous promener sur le site, j’y transfèrerai petit à petit une partie de l’activité de ce blog, toute la partie théorique, pour me consacrer ici davantage au rapport de mes expérimentations professionnelles, et elles sont nombreuses!

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