Kindle – Nouveau modèle pour les romanciers

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Réflexion sur la nouvelle plateforme d’édition : le livre électronique via le Kindle d’Amazon…

Wow, on se croirait sur la page d’accueil d’Apple ici. Je n’ai pas publié depuis si longtemps que ça?!

C’est que j’explore de nouveaux possibles. J’avais des réticences à en parler avant d’avoir vraiment pris le temps de bien étudier toutes les questions que je me pose, d’avoir fait des plans et pris des décisions mais plusieurs facteurs ont fait que les choses s’accélèrent. La première, c’est la sortie du Kindle en France la semaine dernière.

On est encore loin de l’offre américaine qui propose une version tactile et tablette de l’ereader d’Amazon mais c’est déjà un grand pas.

En moins de 4 ans, le kindle et d’autres ereaders ont reconfiguré le paysage de la littérature américaine. Amazon vend aujourd’hui plus de livres en version électronique qu’en version papier et les éditeurs peinent à suivre le mouvement. De manière générale, la manière dont le public consomme de la culture change et on n’est pas prêts de revenir aux modèles d’il y a dix ans. Sans parler de mort de l’édition, idée que je trouve largement exagérée, on est en plein coeur d’une révolution culturelle discrète mais impitoyable.

Le résultat de cette révolution: le pouvoir aux auteurs. L’offre des éditeurs n’est plus concurrentielle par rapport aux possibilités ouvertes par l’autoédition telle qu’elle peut se pratiquer aujourd’hui.

Plusieurs auteurs américains, constatant l’évolution des pratiques des lecteurs, ont décidé d’expérimenter avec l’autoédition. Certains nouveaux auteurs, d’autres déjà implantés dans le milieu de l’édition traditionnelle (pas de vendeurs de bestsellers, mais des gens avec une backlist et un lectorat suffisant pour être romanciers à temps plein), d’autres déjà autoédités. La plupart d’entre eux a décidé de franchir le pas et de se concentrer sur le livre électronique, plus accessible, plus flexible, moins cher pour l’auteur que de faire imprimer lui-même ses romans.

C’est ce phénomène que j’observe à distance depuis plusieurs années et si cela vous intéresse, voici quelques références pour aller plus loin:

John Locke: Comment j’ai vendu 1 mllion d’ebooks en 5 mois! (en anglais uniquement). Sous ce titre racoleur se cache l’histoire vraie d’un auteur néophyte qui a mis au point une stratégie commerciale de choc pour vendre 1 million de livres électroniques sur Amazon en cinq mois. Non seulement John Locke raconte-t-il son histoire mais il explique étape par étape comment il s’y est concrètement pris pour accumuler les ventes. Son système est déclinable à l’envi, utilisable par n’importe qui pour vendre 1 million de livres mais surtout pour en vendre assez pour en vivre.

Holly Lisle: How to think Sideways (cours en ligne. En anglais). J’ai déjà parlé de ce cours d’écriture créative il y a deux ou trois ans quand je m’y suis inscrit et que j’ai commencé à le suivre. Depuis, ce que j’y ai appris m’a énormément aidé à définir une méthodologie d’écriture plus rigoureuse et efficace. Depuis quelques mois et la sortie du livre de Locke, Holly a décidé d’abandonner les éditeurs traditionnels (c’est une femme qui a plus de quinze ans de métiers, une trentaine de titres en circulation et un lectorat fidèle) pour se concentrer sur l’autoédition. Et ce faisant, elle partage avec ses étudiants son processus, ses réflexions et le système qu’elle met en place.

Joe Konrath: Le guide de l’édition pour les débutants (en anglais) et son blog regorgent d’informations pratiques sur la manière dont cet auteur s’y est pris pour développer son activité de romancier et en vivre sans éditeur.

Pour ceux qui n’ont pas envie de tout lire, en substance, l’autoédition devient abordable, qualitative et concurrentielle par rapport à l’édition traditionnelle, de plus en plus frileuse, machine à marketing pour des auteurs déjà en place et de moins en moins ouverte à l’innovation. La contrepartie c’est que l’auteur doit endosser la casquette de vendeur et aller lui-même chercher son lectorat, le fidéliser, entretenir une relation avec lui, ce que l’Internet facilite grandement.

Il est largement temps pour moi de me lancer, d’expérimenter, de m’affranchir des soi-disant maîtres des clefs et de devenir responsable de ma carrière de A à Z.

J’arrête l’audiovisuel, j’arrête l’enseignement, et je fais ce que je repousse depuis trop longtemps: je deviens romancier!

Les cours m’occupent encore jusqu’à janvier. Ce printemps, tout commence enfin.

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