Comment je m’organise quand je dois écrire

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Un auteur se doit d’être un minimum organisé. A chacun sa méthode bien sur, qu’on acquiert à force de lecture en s’inspirant d’autres auteurs comme Julia Cameron.

Wahouh! Quel mois! La série sur laquelle je travaille depuis novembre avec Bobby Prod est sur le point d’être envoyée aux diffuseurs. Il reste quelques modifications à apporter au scénario pour rendre le concept encore plus lisible. Et après ce sera l’attente. De leur lecture, de leur retour… et d’une convention de développement (on croise les doigts!). Ce qui est cool, c’est que j’ai déjà un projet pour l’après Bobby. Je ne déteste rien plus que de rester les bras ballants entre deux contrats et là, même si c’est un projet que je vais développer « on spec », c’est surtout un projet qui m’éclate, l’adaptation d’une BD en étroite coécriture avec un mec que j’adore (mais chut, je n’en dis pas plus pour l’instant).  Il nous reste deux mois avant Annecy, c’est pile poil le temps qu’il nous faudra pour développer un concept béton et un dossier à présenter sur le festival.

Je profite d’un moment de calme pour écrire (enfin!!!) le billet que vous avez choisi sur la manière dont je m’organise quand je dois écrire. Avec un peu de chance mon organisation vous inspirera pour trouver votre propre système. Sachez avant tout que je m’apprête à vous donner les grandes lignes essentielles de ma méthode. J’en modifie constamment les détails pour améliorer l’efficacité de ce processus donc j’aurai l’occasion de vous donner d’autres aperçus de ma méthode au fur et à mesure de son évolution. Les cinq grandes lignes que je suis sont les suivantes:

  • couper les distractions
  • bien choisir le moment d’écrire
  • organiser mon écriture en amont
  • m’accorder de grandes pauses
  • écrire vite et réécrire, beaucoup

Ce sont les cinq points que je vais détailler dans ce post.

1. Couper les distractions

Quand j’écris, rien ne doit pouvoir m’interrompre, ni l’extérieur, ni ma propre Résistance intérieure. Le but pour moi, c’est de tout faire pour entrer dans un état de concentration intense. Mon objectif en coupant toutes les interruptions, c’est de créer un environnement qui me permette de rester concentrer pendant des blocs d’au moins deux heures (je m’octroie plusieurs blocs de deux heures chaque jour). Cela veut dire: aucun coup de téléphone, aucun mail, ne pas répondre à la sonnette, ne prendre aucun rendez-vous pendant ce laps de temps.

Pour m’assurer de tout cela, je coupe mon téléphone, que je mets généralement simplement en mode avion pour avoir accès à l’heure. Je quitte mes programmes de réception de mail, et si je sens que la session de la journée va être particulièrement laborieuse, je coupe même internet en utilisant un petit programme appelé Freedom. Le téléphone et les mails sont pour éviter les coupures venues de l’extérieur. La coupure d’Internet pour les coupures venues de l’intérieur (le pire ennemi de l’auteur c’est sa propre Résistance, pour reprendre le terme de Steven Pressfield).

Si je dois travailler le week-end (ça m’arrive souvent dans les dernières phases d’une commande), je trouve le moyen de m’isoler de la famille. Soit en allant travailler à l’extérieur (bibliothèque, café, …) soit en travaillant à des heures où la maisonnée dort, tôt le matin ou tard la nuit.

2. Choisir son moment

Toute ma méthode vise à optimiser le temps que je passe à écrire. Dans mon expérience, si j’écris au mauvais moment, je peux y passer des heures laborieuses, souffrir en écrivant pour, au final, jeter tout ce que j’ai écrit durant ce temps. C’est d’autant plus bête qu’en choisissant le bon moment j’écris sans grande difficulté et le résultat est bon. Pour écrire mieux (plus vite et de meilleure qualité), suivez votre rythme interne.

Mais différentes phases d’écriture font appel à différentes parties du cerveau. Le matin je suis plus efficace pour organiser ma structure, par exemple, le soir pour la créativité pure. Selon que je suis au début ou à la fin d’un projet, que je dois écrire ou réécrire, j’écris plutôt au réveil ou plutôt la nuit, quand toute la ville dort.

Ma créativité est d’autant meilleure le soir que la journée, je serai sorti, je me serai soumis à une avalanche de stimuli que mon cerveau, dans l’état semi hypnotique de l’écriture nocturne, pourra traduire en idées neuves.

Le matin, au contraire, une bonne nuit de sommeil aura permis à mon cerveau d’ordonner mes idées et les problèmes se résoudront d’eux-mêmes.

N’hésitez pas à utiliser votre cerveau quand il est à son plus fort potentiel. Lisez sur la créativité, les rêves, le cerveau, l’inconscient, le mentalisme (sic), la manipulation, pour voir ce qui influence nos pensées et nos idées. Ensuite expérimentez, voyez ce qui fonctionne pour vous, et n’allez surtout pas à contre courant. Je n’écris quasiment jamais l’après-midi, parce que je suis incapable de me concentrer pendant de longues plages de temps. J’en profite pour gérer mes tâches administratives, pour tenir le blog à jour ou pour apprendre de nouvelles choses en lisant ou en regardant des vidéos de formation.

3. Organiser son écriture en amont

Je prends le temps, chaque matin, de faire le point sur ce que j’ai fait et appris la veille et ce que je dois faire dans le jour en cours. Avant cela, je pratique les Pages du Matin, que j’ai apprises de Julia Cameron. Plusieurs de mes collègues utilisent aussi cette technique, par exemple Nathalie Lenoir ou Cédric Salmon. Cela consiste pour moi à m’assoir 15 minutes à 1h au café en bas de chez moi après avoir déposé mon fils chez sa nounou. J’y note tout ce qui me passe par la tête sur au moins trois pages. Parfois, j’avoue, je dépasse. Il m’a fallu un certain nombre d’années pour vraiment sentir que les pages du matin avaient un impact sur la clarté de mes pensées mais maintenant, je ne peux plus m’en passer et le week end est terrible pour moi parce que qui dit pas de nounou dit pas de café et pas de pages matinales (même si j’arrive parfois à les glisser dans ma matinée). Les rituels sont très importants dans ma pratique de l’écriture. Celui de tout organiser en amont occupe une place importante.

Cela me permet de commencer ma journée de travail avec une vision claire de ce qui a besoin d’être fait et pourquoi. Je m’évite de me disperser, je vais plus vite et mon travail est de meilleure qualité. J’organise mon temps en fonction de mes rythmes naturels, comme je l’ai expliqué, et je cherche à rester concentré le plus longtemps possible.

Je découpe ma « mission » en blocs d’écriture pouvant chacun rentrer dans un des laps de deux heures dont est constituée ma journée de travail. Je fonctionne rarement par scène, plutôt par tâches. Par exemple, si je dois retravailler un personnage, je le fais d’un bloc. Si je dois renforcer l’enjeu d’une histoire, j’identifie tous les éléments du scénario qui me permettront de le faire et je les traite d’un bloc, etc. Idem pour le brainstorm. Je vais me donner une heure pour réfléchir à tel personnage, ou à tel niveau d’intrigue. L’idée étant ensuite de ne faire que ça pendant le bloc de temps que j’aurai assigné à la tâche.

J’aimerais pouvoir vous dire que tout ça trouve sa place dans un joli calendrier bien organisé et léché mais, franchement, ce n’est pas le cas. Je fonctionne mieux avec des choses organiques, chaotiques. Je note en vrac sur une page de Moleskine ce que je dois faire dans la journée, je trace des flèches, j’identifie la priorité de chaque tâche, j’estime la durée qu’elle va me prendre, et je m’y attaque, par ordre de priorité et par blocs de concentration ininterrompue jusqu’à ce que j’aie fini la liste. Il m’arrive de travailler tard pour finir une liste, ou d’étaler les tâches sur plusieurs journées. Dans ce cas, je fonctionne par thématique avant de fonctionner par priorité. D’abord les personnages, ensuite les concepts, enfin les pitchs, par exemple, si je suis en phase de développement.


Libérez votre créativité, de Julia Cameron

4. Prendre de longues pauses

Quand je parle de longues pauses, c’est qu’avant chaque mission d’écriture, je prends au moins une journée où je ne fais rien. Je vais me promener, je flâne dans les librairies, je m’installe à une terrasse de café sans prendre de notes. Cela me permet d’utiliser tout le pouvoir de mon inconscient, de le laisser travailler à ma place. Je pense à tout sauf au projet sur lequel je dois travailler. Je me détends le plus possible. Cette détente me permet d’aborder dès le lendemain ma mission avec un esprit dégagé de tout parasite, avec sérénité et efficacité. Je ne laisse jamais un contrat m’arracher au rythme dans lequel j’étais avant la commande. Je crois à la loi de Parkison qui dit qu’une tâche prendra le temps que l’on s’alloue pour l’accomplir. Peu importe que vous ayez trois jours ou trois heures pour écrire une carte postale, vous prendrez toujours l’intégralité du temps dont vous disposez. Un jour de moins ne nuira pas à ma capacité à répondre à une deadline. C’est même le contraire qui se passe. En me donnant cette journée de préparation avant de m’atteler à la tâche, je permet à mon cerveau d’organiser le travail à ma place. Comme ça, le lendemain, quand je prépare mon organisation de la journée, tout est déjà prêt. Je n’ai qu’à cueillir les fruits de la veille.

Pour que cela fonctionne vraiment bien, je lis une première fois les documents sur lesquels je dois travailler avant de prendre ma journée de pause. Je ne prends pas de notes, sauf pour coucher sur le papier les premières idées qui me viennent. Mais je ne cherche pas à avoir des idées. La seule chose que je fais volontairement, c’est noter sur une page de Moleskine le contenu de la commande. Je jette quelques notes qui sont comme des instructions données à mon inconscient pour lui dire: « travaille là-dessus ».

Je fais la même chose si je rencontre un blocage trop important. Je sors, je flâne, je fais le ménage. Mon inconscient trouve immanquablement une solution pour moi.

Faire des pauses | Dramaturgie et Scénario

Non, ça ne ressemble pas toujours à ça!

5. Écrire vite et réécrire, beaucoup

La dernière grande règle méthodologique que je suis, c’est celle d’écrire vite, le plus vite possible, et de réécrire beaucoup. Je préfère faire trois versions qu’une seule. Le but pour moi c’est de faire mes trois versions dans le même laps de temps qu’il faudrait à quelqu’un qui cherche à faire bien du premier coup pour en faire une seule. Je souscris à l’idée selon laquelle la quantité engendre la qualité. Dans mon idée, plus on fait de versions d’un texte meilleure est chacune des versions suivantes. Je travaille bien par groupe de trois. Une première version va dans une direction, une seconde dans une autre direction et la troisième opère la synthèse des deux premières et des notes qu’elles ont générées. C’est pour moi la meilleure manière d’arriver à un excellent résultat. Si je ne peux pas tester toutes les options, même celles qui ne fonctionnent pas, comment puis-je savoir que ce que j’ai écrit était la meilleure version possible de mon histoire ?

Dans un monde idéal, les producteurs, directeurs d’écriture et diffuseurs comprennent ce phénomène et sont prêts à accompagner l’auteur dans sa recherche de la meilleure version possible. C’est parfois le cas, comme dans ma dernière commande, et le plus souvent en phase de développement. Mais souvent, les non-créatifs de la chaîne de production veulent la meilleure version possible tout de suite, ce qui oblige les auteurs à passer – à mon avis – trop de temps à essayer de faire mouche du premier coup plutôt que de s’autoriser les tâtonnements nécessaires à la création de la meilleure histoire possible.

Quand je réponds à une commande il n’est pas rare que je dépasse les dix versions d’un même texte, mais j’ai appris à écrire vite et à rechercher l’erreur. Mon but quand je fais ces versions c’est d’essayer le plus de choses possibles et de voir, dans les faits, ce qui marche ou non. Je n’envoie pas toutes les versions à mes interlocuteurs, juste les meilleures… sauf quand j’ai la chance de pouvoir partager mes tâtonnements avec eux, ce qui permet des échanges plus riches et des histoires au final bien meilleure.

Conclusion

Voilà, les grandes lignes de mon processus. J’espère que vous y aurez trouvé des idées intéressantes que vous pourrez adapter à votre propre pratique de l’écriture.

Comment procédez-vous quand vous écrivez ? Laissez les trois grandes étapes de votre processus en commentaire pour lancer la discussion!

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6 Réponses to “Comment je m’organise quand je dois écrire”

  1. Caspi Adiel Says:

    Bonjour Anael. Je suis le cours online de C.Godefroy dans lequel vous donnes de precieux conseils aux auteurs de romans. L’aimerais vous poser une question. Quand vous dites qu’il faut chercher son inspiration dans son Mind Map personnel (les contradictions etc..), est-ce que cela ne veut pas dire que le heros du roman fait ce que l’auteur aurait inconsciemment voulu faire. Par exemple, un desir inconscient de violence pousserait l’auteur a decrire un heros violent, ou des scenes violentes…Le roman serait en quelque sorte la partie onirique de son esprit. L’auteur aurait alors du plaisir a ecrire (et le lecteur a lire). Est ce que j’ai bien compris ce que vous voulez dire? Adiel Caspi
    caspiadi@zahav.net.il

    • Anaël Says:

      Bonjour Adiel,
      Tout d’abord merci d’avoir pris le temps de lire ma formation à l’écriture de roman et celui de me contacter pour des éclaircissements.
      Vous me demandez si l’exercice consistant à chercher dans son mindmap personnel les motifs de son roman revient à faire agir le héros comme l’auteur lui-même aurait voulu agir.
      Ce n’est pas tout à fait cela. Le but d’aller piocher des motifs dans les mindmap est de faire en sorte que le roman résonne plus fort pour l’auteur. Si vous écrivez sur vos propres peurs, vous aurez plus de facilité à les ressentir que si vous imaginez une peur qui ne vous touche pas. Imaginons que vous vouliez écrire Vertigo mais que vous soyez hyper à l’aise quand vous êtes en hauteur, vous serez obligé d’intellectualiser cette peur. Votre écriture perdra en spontanéité, en « âme ». Lundi dernier, j’ai parlé sur ce blog de l’importance des émotions dans l’écriture, pas seulement celles que doit ressentir le lecteur mais aussi celles que ressent l’auteur lorsqu’il écrit. C’est à cela que sert l’exercice de la mindmap, à vous connecter à vos sources d’émotion personnelles.

      Est-ce que cela revient à dire que le héros doit agir comme l’auteur aurait voulu le faire à sa place ? Je ne crois pas mais c’est une question délicate parce qu’on ne sait jamais trop à quoi s’en tenir avec l’inconscient. Sans complètement écarter cette hypothèse, je vous rappellerai à cette vérité dramaturgique fondamentale: c’est le personnage qui dirige l’histoire. Pas l’auteur, pas l’intrigue, mais le personnage. Utilisez vos mindmaps pour définir votre personnage de manière à retrouver chez lui des émotions que vous ressentez mais une fois qu’il est défini, respectez-le. A chaque fois que votre personnage agit, soyez vigilant à ne pas le faire agir uniquement comme vous voudriez qu’il agisse ou comme vous voudriez agir à sa place. Mettez-vous dans ses chaussures, entrez dans sa peau. Ressentez les choses à travers sa propre sensibilité.

      Voilà Adiel, j’espère avoir répondu à votre question. Surtout, n’hésitez pas à me solliciter à nouveau, que ce soit pour éclaircir ce point précis ou pour tout autre chose.

      Anaël

  2. Jean-Claude Says:

    Bonjour.
    Je me suis senti réconforté de vous lire et de constater que j’avais une façon de travailler proche de la vôtre, mais il n’ est pas possible de s’isoler totalement quand l’on vit en couple. J’ai envoyé à plusieurs comités de lecture mon manuscrit. Chacun me donne des avis très différents; lequel croire ? Lorsque l’un d’eux me conseille de remanier mon manuscrit pour le théâtre, vers qui me retourner pour faire les modifications, pas très claires, demandées ?
    Avez-vous ce problème, Avez-vous des professionnels pour vous conseiller ?
    Merci encore pour nous donner vos précieuses instructions.

    Jean-Claude

    • Anaël Says:

      Bonjour Jean-Claude,

      merci pour votre intervention.
      Chaque auteur trouve, paraît-il, sa propre organisation, mais je pense qu’on peut tirer quelques généralités valables pour tout le monde. Par exemple, sur le fait d’être en couple. Je suis moi-même marié et j’ai un petit garçon de 2 ans. Je trouve le moyen de m’isoler le soir en me couchant plus tard ou le matin en me levant très tôt (5h, 6h). Quand ma femme regarde une série, ou si elle lit, je me mets à l’écart et je travaille. Vous n’avez pas besoin de vous isoler longtemps. Si vous arrivez à dégager une heure par jour pour l’écriture, vous irez loin.
      Quand vous réussirez à écrire à temps plein, l’isolement sera encore plus simple à trouver. En ce qui me concerne, je suis tout seul toute la journée et je travaille pendant que ma femme est à son bureau.

      Pour ce qui est des retours des comités de lecture, c’est un long apprentissage pour savoir comment décoder ce que les lecteurs expriment. Etes-vous vraiment sûr que leurs avis soient contradictoires ? Si vous essayez de lire entre les lignes, ne trouvez-vous pas une critique commune, exprimée différemment ? Le problème vient-il de la cohérence du récit ? Du traitement des personnages ? Les lecteurs expriment-ils une opinion de goût, purement subjective, ou mettent-ils le doigts sur un manque objectif de votre récit ?
      Souvent, les retours de lecteurs nous laissent pantois. Contradictoires, confus, ils semblent impossibles à déchiffrer. C’est qu’il faut les prendre comme des symptômes. Les lecteurs ne sont souvent pas des auteurs eux-mêmes, ils ne sont souvent pas bien formés à la réparation de récits mais ils ont un bon oeil pour repérer, quasi instinctivement les défaillances d’un texte. Il faut que l’auteur utilise ses connaissances en construction de récit et en dramaturgie pour décoder ce que le lecteur a repéré et qu’il a souvent mal exprimé.

      Vous devez, pour chaque retour de comité de lecture que vous recevez, partir du principe que votre texte peut être amélioré. Relisez-le en ayant en tête les commentaires des comités que vous utiliserez pour traquer les failles narratives de votre récit.

      Pour le théâtre, si vous ne vous sentez pas d’écrire l’adaptation vous-même, contactez la SACD (sacd.fr) pour qu’elle vous mette en relation avec des auteurs dramatiques ou allez voir les compagnies pour qu’elles vous mettent en relation avec leurs auteurs.

      Je n’ai plus vraiment ce problème parce que l’expérience m’a appris à décoder les retours des comités, à savoir quoi écouter et quoi écarter, à savoir ce que je devais défendre et ce sur quoi je pouvais céder. Je ne me fais pas conseiller par des professionnels mais quand c’est possible, j’engage le dialogue avec les lecteurs pour mieux comprendre leurs commentaires et leurs notes.

      Bon courage pour la suite de vos aventures!
      Anael

  3. Val Says:

    Merci pour ces conseils très stimulants. Pour ma part, je commence souvent par un premier chapitre que je retire de la version finale.

    • Anaël Says:

      Bonjour Val,
      Je fais ça aussi au début d’un projet, je commence toujours par faire une version 0 que je jette mais qui me sert à poser les bases de l’histoire. C’est frustrant par bien des aspects mais c’est aussi le meilleur moyen que je connaisse d’échapper aux facilités.
      Anaël

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