Comment mes mentors m’ont aidé à devenir écrivain

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Un aspirant écrivain se crée son entourage; il s’inspire de l’expérience d’autres avant lui qui deviennent ses mentors. La lecture de leurs ouvrages est formatrice, elle vous pousse et améliore votre écriture. Peut être connaissez vous déjà Marie Forleo, Tony Robbins ou encore Tim Ferris?

Quand vous décidez de devenir écrivain, il est important de bien vous entourer. L’impact des autres peut être décisif dans le succès ou l’échec de votre projet.  Si vous avez comme moi la chance de trouver des mentors bienveillants, vous mettez toutes les chances de votre côté de devenir l’écrivain que vous rêvez d’être. Un bon mentor vous permettra de conserver votre motivation intacte, il vous aidera à acquérir les bons outils, les habitudes qui feront de vous le meilleur des écrivains possibles. C’est grâce à la rencontre des bons mentors que j’ai réussi à construire ma propre carrière et que je peux continuer à progresser et devenir meilleur, plus autonome et plus riche, émotionnellement et financièrement. Je vais vous raconter comment j’ai rencontré mes mentors et l’impact qu’ils ont eu sur moi.

Le premier mentor de ma carrière a été Yves Simon. J’ai écrit à Yves Simon de but en blanc un matin, à Montréal, après avoir trouvé son adresse mail sur son site internet. Sa littérature m’avait déjà touché et avait renforcé mon envie d’écrire et de devenir un écrivain professionnel. Quand j’ai vu que je pouvais entrer en relation directe avec lui, j’ai sauté sur l’occasion. Je l’ai noyé sous les questions. J’avais 15 ans, peut-être 16, je n’avais aucune limite (je n’en ai d’ailleurs toujours pas). Il m’a donné mon premier aperçu sur du métier de romancier. Je lisais son blog avec assiduité et dans nos échanges, il me confiait que oui, cela pouvait être difficile mais qu’il fallait persister. De cette correspondance, je garde le souvenir de sa générosité, de la simplicité avec laquelle il répondait à mes questions souvent naïves. C’est cette attitude d’ouverture et de partage que je m’efforce de conserver aujourd’hui dans mes échanges avec mes propres lecteurs.

Mon second mentor a été Christian Biegalski. Notre relation a été très différente. Il était le directeur du CEEA à l’époque de ma formation et son caractère impossible, sa difficulté à communiquer, le rendaient peu accessible. Il était dur, exigeant, souvent cassant. Je ne lui ai jamais dit l’estime que j’avais de lui mais je puisais dans sa présence l’énergie d’aller plus loin. Je voulais lui prouver que j’étais digne de son école et de son enseignement et recevoir sa validation. La  conversation que l’on a eue quand j’ai envisagé arrêter le conservatoire pour me consacrer à nouveau à l’écriture de romans a été l’une des plus importantes de ma vie. Le respect dont il m’a fait part, sa bienveillance, ont été déterminants dans mon choix de rester au conservatoire mais surtout dans ma représentation de moi-même en tant qu’auteur. C’est la première fois que je sentais que j’étais un auteur légitime, que j’étais reconnu par un pair et encouragé à faire ce qui me semblait le mieux pour moi et ma carrière. Même maintenant qu’il n’est plus là, son souvenir m’habite et il me suffit de me le remémorer pour retrouver le sentiment qui m’habitait à cette époque.

Les mentors suivants ne sont pas des mentors d’écriture mais des mentors de business et de développement personnel. Cela peut sembler paradoxal mais c’est quelque chose dont on ne parle pas assez : la nécessité pour un auteur de savoir entrer en relation avec son public et avec lui-même. Il y a peu d’ouvrages sur la question dans la littérature spécialisée en écriture. On y parle de pitch, un peu de la relation avec les producteurs, mais tout cela reste très anecdotique, alors que c’est essentiel pour construire une carrière. J’ai donc dû chercher ailleurs et tout apprendre par moi-même. Ces mentors, je ne les ai jamais rencontrés, je n’ai même jamais communiqué avec eux. Je lis leurs livres, leurs blogs, je regarde leurs vidéos et je m’approprie leurs idées. J’en tire des connaissances mais surtout de l’inspiration, une énergie qui me pousse à créer et à produire. Vous pouvez vous inspirer d’eux, vous aussi : Marie Forleo, Jonathan Fields, Tim Ferris, Tony Robbins sont parmi les plus importants.

Bradbury sur l'écriture: un livre mentor

Bradbury sur l'écriture: un livre mentor

Sans ces mentors, je ne serais pas le quart de l’auteur que je suis devenu. Leurs idées, leur démarche, leur attitude, leurs encouragements, m’ont permis de persévérer et de m’améliorer. Ils ont été des soutiens dans les périodes de doute et des guides dans la construction de mon identité d’écrivain. Vos mentors n’ont pas besoin de savoir qu’ils le sont, vous n’avez pas besoin d’entrer en contact direct avec eux mais ils doivent vous motiver et vous aider à avancer. Choisissez-les parmi les individus qui vous inspirent le plus dans leurs idées, leur attitude, leur philosophie. Mieux vous vous entourerez plus loin vous irez. Et quand vous serez prêt, devenez vous-même un mentor pour ceux qui vous suivent. Partagez avec nous vos propres histoires dans les commentaires. Quels sont les mentors qui vous ont aidé ou vous aident encore à construire votre carrière ? Que vous ont-ils apporté ?

Pour aller plus loin:

Comment les bonnes rencontres m’ont aidé à reprendre du poil de la bête

Qu’est-ce qu’un mentor

Être un mentor (en anglais)

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