Archive for the ‘2k. Jill Golick’ Category

Mad Men déconstruit

7 novembre 2007

Jill Golick jette un regard plein de recul sur la saison passée de Mad Men. Ou comment réussir une série atypique, cohérente et d’un niveau scénaristique incomparable.

Super Héros

24 septembre 2007

Jill Golick propose sur son blog une réflexion commune sur l’écriture de fictions avec des super-héros dedans. Ça se passe ici et ça promet d’être passionnant!

Ce que nous devrions faire

10 août 2007

Aujourd’hui, c’est sur le blog de Jill Golick que je vous envoie avec cette note: ce que cette scénariste fait, nous devrions tous le faire. Mais de quoi s’agit-il? Pas d’étudier les pilotes mais d’analyser la structure des films (épisodes de séries, long-métrages, courts, peu importe) que nous regardons. Ca veut dire garder le doigt sur pause et mettre au clair les noeuds dramatiques, les beats accordés à chaque intrigue, étudier le fonctionnement des scènes et des personnages.

Il faut repérer les ruptures d’actes, comprendre d’où vient la tension dramatique, étudier l’évolution des personnages et de ladite tension dans les scènes. Bref, mettre à nu la structure, dessosser l’épisode, et en tirer nos propres leçons de dramaturgie. Ça peut sembler inutile, puisque d’autres le font et qu’il suffit de suivre leurs enseignements.

Mais a) on n’est jamais mieux servi que par soi-même, chacun a sa propre grille de lecture et son vocabulaire d’analyse (regardez la masse de manuels et de sites sur la dramaturgie qui émaillent le net),

et b) c’est une gymnastique qui permet de mieux écrire. Le cerveau est comme un muscle, il s’habitue à des activités, il a des réflexes. Il est possible de l’éduquer et de se faciliter la tâche. C’est plus simple de construire quand on sait comment faire et la première source d’apprentissage n’est-elle pas le mimétisme?

Commençons par décortiquer consciemment les films, ça veut dire prendre un bloc note et écrire ce que l’on voit, faire pause pour repenser à une scène que l’on vient de voir, la regarder à nouveau pour bien repérer les évolutions du dialogue, des intrigues, des rapports de force, comment les scénaristes font pour que ça marche et comment ça marche.
Petit à petit, ça deviendra un automatisme et on se surprendra à penser « tiens, là il y a un beat de personnage, là c’est l’intrigue B qui s’arrête ». Et écrire, j’en suis sûr, deviendra incroyablement plus simple.

Si je ne suis pas trop paresseux, je me livrai peut-être à cet exercice ici-même, dans les lignes de ce blog.