Archive for the ‘3. Evènements’ Category

Annecy 2009

13 juin 2009

Annecy 2009 pour moi, ça a été boulot, boulot, 10 minutes de transat, Coraline en relief, boulot, boulot, une séance de courts métrages pour chiards (à se pendre), une séance de courts métrages politiquement incorrects sublimes (Juddas & Jesus, d’Olaf Encke et Claudia Romero et Unbelievable 4 de Sukwon Shin étant les deux perles du programme), boulot, boulot, une soirée au Chardon, un soufflé au reblochon, Boulet à l’appart pour 4 nuits à qui j’ai pas lâché un mot parce que boulot, boulot, un conf call avec Ubi, une mise au point avec ma super co-auteur, E., un coucou à des potes que j’ai pas vus depuis des mois et que j’espérais voir au festival, boulot et boulot.

Ben oui, parce que E. qui part en vacances la semaine prochaine, moi qui joue au jury d’école de graphisme jeudi et une deadline bientôt dépassée, obligent. On a taffé comme des brutes pour finir notre travail sur pas le droit d’en parler, on a signé un NDA et c’était bien cool. Le bilan est néanmoins positif puisqu’en une soirée dehors, j’ai récupéré deux bons plans et Y., mon coauteur (pas le même, donc, si vous suivez bien) nous a déniché un producteur assez fou pour vouloir qu’on lui présente nos projets. Ah oui, et un rendez-vous chez Futurikon pour parler de nos autres projets qu’on va développer là vite fait pour le mois prochain. C’est la magie d’Annecy.

Maintenant c’est presque pépère jusqu’au 20 et quelques juin avec démarrage du développement de notre série (avec Y., l’autre coauteur). L’été risque d’être studieux, c’est ma femme qui va être contente, elle qui rêve de ses 2 semaines de vacances…

NaNo: c’est fini

29 novembre 2007

Voilà, en 26 jours j’ai fini un récit complet. Parti de rien, bien décidé à me laisser porter par « l’inspiration » du moment, ayant choisi de démarrer le 1er novembre en décrivant ce que je voyais par ma fenêtre, je suis allé de surprise en surprise, véritablement guidé par mes personnages (ce n’est pas une image), et j’ai atteint la fin de mon récit.

C’est ce que je craignais le plus: ne pas finir l’histoire. Les 50.000 mots ne m’ont à aucun moment fait peur, question d’habitude j’imagine. Le fait d’écrire tous les jours, ça donne une idée de ses capacités en termes de productivité.Je n’ai pas tout à fait terminé, d’ailleurs, mais je ne m’en fais pas. Il me reste à peine plus de 3.000 mots à l’heure où j’écris ces lignes et j’ai largement de quoi faire, avec les personnages et les intrigues secondaires qui ont besoin d’être étoffés. J’aurai fini dans les temps, ce n’est pas un souci.L’expérience est passionnante, elle réclame une ouverture énorme, pour pouvoir aligner la quantité, il ne faut pas se laisser guider par les a priori que l’on peut avoir sur l’histoire, il faut avoir confiance et se dire que les choses prendront sens à un moment donné. Le fait de relâcher la pression au niveau de la structure, etc. a été formidable, j’avais besoin de cette liberté. En même temps, ça m’a permis de vérifier que j’avais intégré un certain nombre de notions essentielles.

Le Nano, c’est aussi l’occasion de rencontrer d’autres auteurs et de découvrir que l’écriture, même individuelle (i.e. sans co-auteur) n’a pas à être solitaire. Les longues nuits passées sur le chat en compagnie d’une collègue au rythme tout autant décalé que le mien ont été l’occasion de plus d’une séance d’émulation mutuelle, de soutien, de motivation l’un de l’autre. Écrire avec… est une expérience enrichissante, à la fois pour soi et pour l’écriture.

Le NaNo ça a aussi été pour moi l’occasion de me rappeler à quel point mon émotion je la prends dans la production, dans la création pure, pas dans le retravail pour rendre l’ensemble présentable. Ça ne fait rien, j’aime aussi le moment du polissage, même si j’y prends un plaisir infiniment moindre.

Je suis heureux d’avoir écrit ce roman. Je ne sais pas s’il sera publié un jour, ce n’est pas vraiment la question que j’ai envie de me poser. Je vais le reprendre, le faire aboutir à une forme cohérente, élaguer certaines parties, en renforcer d’autres, déplacer certaines informations, en préparer d’autres plus en amont. Je verrai pour le reste en temps et lieu et si c’est le désir de ce livre que d’être publié, il me le dira comme il m’a raconté son histoire.

C’est amusant, cette manière de percevoir le métier d’auteur, le fait que l’on ne soit qu’un canal pour les histoires, c’est quelque chose sur quoi je n’ai pas envie de vraiment débattre, parce que ça relève du rapport intime à l’histoire. Et toutes les histoires ne sont pas comme ça, seulement les meilleures. Je sais qu’il m’arrive souvent, en scénario, d’être beaucoup trop interventionniste dans mes récits, de trop décider pour les personnages. Beaucoup moins en littérature, question d’aisance. Je me sens plus libre et apte avec les formes littéraires.

En tous cas, une chose est sûre, l’an prochain, je recommence, ça a été un pied trop énorme, même si du coup tout le reste en a pâti: ma vie sociale est tombée à presque 0, mes autres projets sont passés entre parenthèse, je n’ai plus beaucoup dormi, je n’ai pas suivi les infos. Est-ce vraiment plus mal? En tous cas, ça en valait la peine!

[edit:] Et voilà, les 50.000 mots sont atteints! Le 29 novembre à 21h30.

NaNoWriMo, c’est ce soir!

31 octobre 2007

Nano_bigA minuit une ce soir je m’installe devant ma fenêtre et j’observe. Dès que je trouve, je me mets à écrire et je ne décolle pas de mon ordi. J’ai dormi, petit coup de barre de 16h qui devait se changer en sieste de 10 minutes et qui s’est transformé en sommeil de deux heures! Du coup, je vais être super en forme cette nuit. Un peu de café et je devrais exploser la limite des 3000 mots!
C’est peu quand on sait qu’un défi court entre participants francophones du NaNo et que le premier à arriver à 10.000 avant dimanche gagne un café et un muffin. C’est le genre de défi con et marrant qui fait que j’adore ce type d’événements.
Pour ceux qui n’auraient pas suivi, le NaNoWriMo c’est un rassemblement de fous furieux qui ont envie d’écrire un roman en un mois (j’allais écrire « en un mot », docteur Freud). Il y a tout à gagner dans le fait de lâcher ses réticences et de se livrer à la pression du timelock pour terminer un premier jet que l’on pourra retravailler ensuite. Pour moi qui voulais revenir à l’écriture littéraire après deux ans de conservatoire, c’est une super opportunité!

Le timelock, vous savez, c’est cette bombe sous la table avec une aiguille qui se rapproche dangereusement de la zone rouge marquée « BOOM ». C’est ce moyen de mettre la pression au spectateur et/ou au personnage de votre film, une manière d’apporter du conflit qui peut sembler artificielle mais qui peut aussi être au coeur de la dramaturgie d’une histoire (cf. Hitchcock, Nick of Time. C’est toujours un petit outil sympa dont il faut se souvenir quand on veut dynamiser une histoire, ou une scène. Mélangé à l’ironie dramatique, il fait des malheurs!
(J’ai lu récemment, je ne sais plus où, la notion d’Option Lock – ou était-ce un autre terme? – l’idée que le héros épuise petit à petit ses options disponibles. Je vais essayer de vous retrouver la référence. [edit: c’est dans Dramatica, merci Marc!])

C’est fou ce que la contrainte du temps peut nous faire accomplir, en tant qu’êtres humains, alors imaginez des personnages de fiction. Pendant l’atelier d’écriture que j’ai animé samedi dernier, tous les jeux que j’ai proposés reposaient sur l’idée que quelque chose qui paraîtrait Hopperinsurmontable si on avait tout le temps du monde pour l’accomplir est entièrement réalisable quand on n’a que 4 minutes.
Par exemple: prenez le personnage qui accompagne ce paragraphe et faites-en un portrait en 4 minutes, pas une de plus, le texte que vous ferez doit donner son nom, sa profession et son plus grand désir. Vous n’avez pas le droit d’utiliser la voix interne, vous avez droit au dialogue. Ne réfléchissez pas, observez, écrivez. essayez autant que possible de mettre les informations en scène.

Vous verrez qu’il ne faut pas plus de temps pour créer un personnage. Jetez-moi la pierre s’il ne vous est jamais arriver de vous retrouver bloquer face à une page blanche en vous demandant par où commencer, quoi dire, et c’est quoi son passé? et sa famille? et le 4e jour de la troisième semaine de son année de CP, il lui est arrivé quoi? On s’en fout. Allez à l’essentiel. La contrainte de temps peut vous y aider.
Tout le monde connaît le Pouvoir Réalisateur de la Deadline, ce repère magique qui permet à des millions d’étudiants dans le monde de finir leurs études, à des journalistes de nous tenir au courant de l’actualité, et à des scénaristes de finir leurs films! C’est tout le principe du NaNoWriMo et si vous êtes tentés par l’expérience, il est encore temps de vous inscrire.

Écrire un roman en 1 mois

6 octobre 2007

Pour ceux que les paris fous et les deadlines amusent et/ou motivent, il y a le National Writing Month, qui n’a rien de national du tout. L’idée? Réunir des gens, aux quatre coins de la planète, qui aiment écrire et veulent tenter de terminer 50.000 mots en 30 jours, pas un de plus.
Ça se passe du 1er au 30 novembre, chez vous, sans juge, arbitre, ou contrainte, à part l’envie de jouer le jeu. L’émulation et la courte échéance jouent comme des moteurs de productivité. L’idée n’est pas d’écrire un roman parfait mais un premier jet abouti, que vous aurez tout le loisir de retravailler par la suite.

L’initiative est américaine mais vous pouvez écrire dans la langue de votre choix, ce n’est pas un concours, il n’y a à gagner que le plaisir d’être arrivé au bout et un bon paquet d’estime de soi.
Alors si ça vous tente, c’est là: http://www.nanowrimo.org/ et moi, je suis déjà inscrit!