Archive for the ‘Personnages’ Category

Fiction = Émotion

23 avril 2012

L’écriture vit au dépens de celui qui la ressent. L’auteur peut songer et restituer son vécu personnel afin d’écrire des scènes touchantes  pour que l’émotion soit la plus sincère et communicative au possible.  Les créateurs de la série Mad Men ont bien compris ce concept.

 

« Le bonheur, c’est le dividende de vouloir ce que l’on a divisé par avoir ce que l’on veut »

C’est en tous cas ce que suggère Chip Conley, auteur de Emotional Equations : Simple Formulas to Help your Life Work Better. Dans son livre, Chip déconstruit les grandes émotions de l’existence : le désespoir, la déception, le regret, l’anxiété, la vocation, la curiosité, l’authenticité et bien d’autres. Il part surtout du postulat que émotion = vie, une équation dans laquelle je me retrouve et que j’adapte ici en émotion = dramaturgie. Parce qu’avant toute chose, ce qui nous importe en tant qu’auteurs quand nous créons des histoires, c’est de provoquer des émotions chez nos spectateurs/lecteurs. Or, quel meilleur moyen pour le faire que de mettre en scène des personnages en train de vivre eux-mêmes des émotions ?

Comprendre les émotions n’est pas chose aisée et je saute sur chaque opportunité d’approfondir mes connaissances en la matière. Savoir où elles trouvent leur origine, comment elles évoluent, leur influence sur la santé ou comment les modifier. J’emprunte aux sources les plus scientifiques comme aux plus new age. Le but de l’auteur de fiction n’est pas traduire le réel mais d’extrapoler à partir de lui, de poser des questions et d’explorer toutes les options possibles.

Ecrire, c’est ressentir

L’acte d’écriture est lui-même hautement chargé en émotions. Quand j’entre dans ma transe d’écriture, le monde disparaît et j’entre de plein fouet dans l’univers de mon histoire. J’observe les personnages mais en même temps, je suis eux. Je ressens ce qu’ils ressentent, je souffre avec eux, je ris avec eux, j’espère et désespère avec eux. Si cet échange est absent de l’écriture, ce que j’écris est moins bon, moins authentique.

Mais pour rendre l’expérience du spectateur/lecteur plus intense, rien n’empêche d’apprendre ce qui crée l’émotion. La maîtrise des émotions, la connaissance de leurs tenants et les aboutissants font partie de la boîte à outil nécessaire à tout auteur de fiction. Si vous voulez apprendre à devenir romancier ou scénariste, ou si votre but est de garder vos compétences intactes, lisez tout ce que vous pouvez sur le fonctionnement des émotions.

Ecrire est une action physique

Les émotions prennent racine dans le corps. Il faut donc se débarrasser de la représentation de l’écriture comme une activité purement intellectuelle, comme un sport de pure pensée. Ecrire de la fiction c’est d’abord faire partager une émotion et c’est la ressentir soi-même. Ecrire c’est prendre conscience des troubles affectifs et de leur manifestation dans nos corps. C’est vivre ça et le traduire en mots et en images.

Un exercice assez simple consiste à se replonger dans une scène de sa propre existence, cette scène doit être chargée de l’émotion que l’on veut faire vivre à nos personnages. Fermez les yeux, rappelez le souvenir de cette scène. Ca peut être un moment de joie intense, de peur, de tristesse, l’essentiel c’est que vous associez cette scène à l’émotion que vous cherchez à transmettre. Visualisez la scène. Plongez à l’intérieur de votre souvenir, rappelez les senteurs, les couleurs, les sons. Que ressentez-vous ? Où cela se situe-t-il ? Dans quelle partie de votre corps vivez-vous l’émotion ? Comment réagissez-vous ? Comment votre posture se modifie-t-elle ? Comment votre conscience évolue-t-elle ? Notre champ visuel, par exemple, a tendance à se réduire quand nous sommes en proie à la peur ou à la colère et à s’élargir dans les moments de joie intense. Prenez mentalement note de tout cela. Continuez à observer votre souvenir pendant une vingtaine de minutes. Vous écrirez une bien meilleure scène après ça.

Acquérir les connaissances pour créer de la vraisemblance

Plus vos personnages réagiront de manière vraisemblable, plus vos spectateurs/lecteurs seront pris par votre histoire et auront envie de connaître la suite. Je revois Mad Men en ce moment et c’est un rappel constant de cette simple vérité. Les réactions des personnages face aux événements sont justes, mesurées, cohérentes avec le reste de leurs actions.

La roue de Plutchik, un bon point de départ

Quand on parle d’émotions, il faut aussi penser aux émotions du spectateur. Or, connaître leur fonctionnement vous aidera à créer les enchaînements de situations qui vous permettront de manipuler votre spectateur pour lui faire ressentir les émotions que vous aurez choisies. Savoir, par exemple, que l’anxiété est le produit de l’incertitude et de l’impuissance vous permettra de construire vos scènes de manière à renforcer ces deux sentiments chez le spectateur pour le tenir en alerte… et de rendre l’expérience complète en soulageant son incertitude et en le libérant de son anxiété à la fin de l’histoire.

Si vous parvenez à maîtriser cela, votre structure peut être imparfaite, ça ne fait rien, tout le monde vous le pardonnera. Ce que nous voulons c’est que la fiction nous émeuve.

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Histoire = personnage

20 janvier 2009

Avant, quand j’inventais une histoire, je planchais sur l’univers et sur le concept autour de l’histoire.
Mais aujourd’hui, à force de m’entendre dire que je ne suis pas assez concret, trop conceptuel, que je ne donne pas assez d’informations sur les possibilités d’exploitation dramatique de mes idées, j’ai réfléchi.
Un univers, c’est bien, ça donne des franchises qu’on peut exploiter pour en faire des histoires.
Mais, vous l’aurez compris, un univers ne fait pas une histoire, il donne juste un cadre, une ambiance, un environnement où vos personnages vont pouvoir s’exprimer.

Parce qu’une histoire c’est simplement le cheminement d’un personnage à la poursuite d’un objectif. Et quand on y pense, c’est vachement plus simple de finir un texte, du coup: l’histoire est terminée quand le personnage a atteint son objectif ou que son objectif est clairement et indiscutablement devenu impossible à atteindre.
Par conséquent, quand j’invente des histoires, maintenant, je m’interroge sur les personnages et leurs motivations. Je laisse les idées thématiques et les flashes mentaux d’ambiance, je les garde de côté et je m’interroge sur qui sont mes personnages et ce qu’ils veulent.

Tout de suite, les choses deviennent plus claires et plus simples. Surtout quand c’est pour créer une série. Parce que paradoxalement, si une série est surtout définie par l’univers qu’elle met en place et qu’elle exploite (les pompes funèbres, la mafia du New Jersey, le monde de la pub dans les années 50, les joies de la collocation à New York dans les années 90…), ce sont ses personnages qui nous font revenir semaine après semaine.

Des personnages qui naissent de l’univers et qui permettent de le mettre en lumière, certes, mais des personnages quand même, définis non par l’insondable profondeur de leur backstory mais par leurs motivations et leurs objectifs au moment où la série commence.

Le Branding ou l’art de s’auto-étiqueter

30 septembre 2008

J’ai déjà pointé vers un article de Denis McGrath concernant l’importance pour les chaînes de définir leur marque avec précision et de s’y tenir. C’est aujourd’hui Blake Snyder qui s’y colle en demandant aux lecteurs de son blog où ils se situent sur le marché, dans quelle niche et s’ils sont capables d’établir une marque claire qui réunisse un public précisément ciblé comme un film de Tarantino ou une comédie de Veber peuvent le faire.
Hier, j’y ai pensé en tombant sur Neuf Mois et je suis sûr d’avoir déjà abordé la question. A l’heure de Youtube et à la veille de la disparition de l’hertzien, il me semble important de se poser une question: où est-ce que je me situe dans tout ça?
A l’heure où j’écris ces lignes, je regarde les clips et me dis que les producteurs de musique l’ont déjà bien compris, en créant des produits homogènes, entièrement tournés vers leur cible. Amusez-vous, un matin, à regarder un top entier, et à noter paroles, mise en scène, traitement de l’image, musique… Tout vous semblera peut-être identique à l’oreille mais les différences sont signifiantes. Peut-être que j’en ferai une analyse plus poussée un jour.
Il me semble d’autant plus important de se poser ces questions que nos choix nous définissent aussi en tant qu’auteur. Quel sujet je choisis de traiter et comment? Ils orientent nos décisions d’accepter ou non une commande, permettent de se spécialiser dans un domaine et d’y devenir excellent plutôt que de tout essayer, de papillonner, et de n’être vraiment bon dans rien.

Alors, comment vous définissez-vous?

Définir les besoins de son projet (HTTS semaine 5)

23 septembre 2008

Première semaine du deuxième mois, on entre en phase de développement du projet. Encore quatre leçons et l’écriture proprement dite pourra démarrer.

Dans cette leçon, Holly Lisle nous donne des conseils en ce qui concerne le degré de préparation auquel un auteur doit/peut se livrer avant de commencer l’écriture. Elle part du constat que de nombreux auteurs bloquent sur ce point, en péchant soit par manque de préparation soit par excès. Mais comment savoir jusqu’où aller? Comment déterminer les besoins d’un projet?

Comme dans tous ses cours, Holly la pragmatique nous propose de nouveaux outils, ici, le Point et la Ligne.

Le Point
Le Point est un concept, une métaphore qui vise à attirer l’attention de l’auteur seulement sur ce qui est important dans son développement. Le Point, c’est le « vous êtes ici » d’un plan, c’est la date en gras dans une chronologie, le point qui indique la position du corps dans un appartement, Le Point dit à votre Muse: STOP. Arrête-toi ICI, il s’y passe des choses intéressantes.
Sur une carte, il vous interrogera sur ce qu’une région peut renfermer de singulier ; sur la silhouette d’un corps, il vous interrogera sur ce qu’un organe ou un membre peut avoir de particulier ; bref, quelque soit le contexte où il se situe, Le Point interroge l’auteur sur les raisons de sa présence. Et nous le savons, ce qui compte dans ce métier, c’est de se poser des questions et de trouver des réponses.
Le Point a aussi une fonction plus « métaphysique » et peut vous interroger sur les spécificités non-physiques de votre univers. Votre protagoniste? Quel est son Point? Votre conflit, il a un Point, quel est-il? etc. On pourrait aussi parler de ligne directrice ou de coeur, mais le Point a cet avantage d’être visuel et d’être immédiatement compréhensible (pensez au « Vous êtes ici », ça me semble le plus parlant).

De lintérêt du Point

De l'intérêt du Point

L’avantage du Point c’est qu’il promet de nombreuses choses (comme l’indication d’une ville sur une carte routière sous-entend que la ville contient commerces, quartiers, rues, chacun renfermant ses propres richesses spécifiques), qu’il ne prend pas beaucoup de place, vous obligeant à la synthèse, et attire votre attention sur les éléments les plus intéressants de votre histoire. Quelques-uns de ces Points vous donneront les éléments essentiels de votre histoire et il ne vous restera qu’à les relier pour faire apparaître l’histoire en elle-même.

La Ligne
Le rôle de la ligne est de tirer des frontières, de distinguer entre ce qui est d’un côté de la Ligne et ce qui est de l’autre côté. La Ligne véhicule du sens en traçant des limites. Sur une carte géographique, la ligne peut représenter la côte: ce qui est d’un côté de la côte, c’est la mer, ce qui est de l’autre côté, c’est la terre; sur un portrait, la ligne sépare le contour d’un visage de l’air qui l’entoure, elle sépare les cheveux du front, le nez des joues, les yeux des paupières,… ; la Ligne sépare l’Est de l’Ouest, deux lignes parallèles séparent leur « parallélité » de la « non-parallélité » de tout le reste.

Là où le Point attirait l’attention sur lui en disant « explorez ce que je représente », la Ligne attire l’attention sur ce qui diffère entre ses deux côtés. La Ligne indique le changement: pourquoi tracer une frontière à cet endroit? Qu’est-ce qu’elle désigne? Qu’est-ce qu’elle signifie?
Allons plus loin. La Ligne peut séparer des espaces. Ce qui nous intéresse, en tant que créateurs d’histoires, c’est ce que ces espaces portent comme potentiel d’actions. En réfléchissant aux spécificités des espaces que la Ligne délimite, l’esprit peut vagabonder et trouver ce qui serait anormal/surprenant dans ces espaces, ou ce qui, dans leur normalité, peut générer d’intéressants rebondissements. Une forêt n’est qu’un amas d’arbres, mais si elle est trop dense, elle peut devenir un labyrinthe mortel, des animaux peuvent y vivre qui ne vivent que là, que se passe-t-il, la nuit, au plus profond de la forêt, là où l’espace devient plus dense? Au contraire, quels rituels anciens ont lieu au coeur de la clairière qui s’ouvre soudainement au coeur de la forêt?

Comme pour le Point, la Ligne peut devenir abstraite: qu’est-ce qui diffère entre deux personnages? Entre deux motivations? Pensez à ces listes que nous faisons tous pour orienter nos décisions sur des questions importantes, séparées d’une ligne: un côté représente les points positifs, un côté les points négatifs de chaque option.

Application
Le Point pose la question: Qu’est-ce qu’il se passe ICI qui soit EXTRAORDINAIRE ? Définissez Ici, définissez Extraordinaire. Réitérez pour votre protagoniste, votre antagoniste, votre décor, votre conflit, votre twist.

La Ligne pose la question: Quelle chose EXTRAORDINAIRE CHANGE d’un côté à l’autre de la Ligne?

En résumé, le Point crée des détails individuels et la Ligne crée du conflit. Les outils sont là, à vous de les utiliser.

Pour en revenir au sujet du post et à ce que le Point et la Ligne nous apprenne des besoins de notre histoire: ne prenez pas la peine de développer trop tôt les détails de la normalité de votre monde, mais réfléchissez à l’extraordinaire, c’est lui qui conduira votre histoire et la rendra unique. Et par extraordinaire, je n’entends pas fantastique ou superhéroïque. Un professeur de chimie de cinquante ans qui découvre qu’il a un cancer des poumons en phase terminale sans avoir jamais fumé, c’est extraordinaire. Le fait qu’il réagisse en se lançant dans la fabrication de métamphétamine pour laisser de l’argent à sa famille après sa mort, c’est extraordinaire. Et ça donne Breaking Bad, certainement la meilleure série dramatique depuis très longtemps.

Comment reconnaître une bonne idée et la développer (HTTS semaine 4)

10 septembre 2008

Le huitième cours vient d’être publié et ça va être du tonnerre! Comment planifier assez sans trop planifier… mais j’y reviendrai en temps et lieu.

How To Think Sideways, par Holly Lisle. Semaine 4
En fin de semaine 3 vous deviez trouver 3 idées originales grâce à la méthode de la « Sweet Spot Map » et de la navigation inconsciente de votre cerveau. En semaine 4, vous apprenez à reconnaître les bonnes idées et à les développer. Parce qu’avec le temps, la communication avec votre inconscient va s’améliorer et les idées affluer à un tel rythme qu’il faudra distinguer les idées géniales des idées pas-si-mauvaises-que-ça et des bonnes-idées-mais-pour-quelqu’un-d’autre. Sans une bonne méthode pour reconnaître les idées qui vous conviennent, vous risquer de vous lancer dans la rédaction de choses qui ne vous correspondent pas et qu’il y a de grandes chances que vous ne terminiez pas.

Si les semaines précédentes faisaient surtout appel à l’intuition et à l’inconscient, la semaine 4 ramène le mental sur le devant de la scène et apporte quelques éléments narratologiques de base. A savoir qu’un récit est celui d’un protagoniste en conflit avec un antagoniste autour d’un objectif et se termine par une fin logique mais inattendue. Vu le public de ce blog, ce n’est une révélation pour personne mais une piqûre de rappel est toujours une bonne chose.

La Phrase
Pour gagner du temps et éviter d’écrire dix versions d’un roman de cent pages avant de trouver ce qui cloche, Holly Lisle, qui est passée par là, conseille de travailler en amont sur une phrase (La Phrase) qui contient en elle l’intégralité du projet, à savoir:
– Un protagoniste qui a besoin de quelque chose, opposé à
– Quelqu’un ou des forces qui veulent l’empêcher de l’atteindre,
– Dans un décor fascinant
– Et avec un twist.
Une bonne idée contient en germe tous ces éléments. Mais on ne cherche pas de bonnes idées. Des bonnes idées, tout le monde peut en avoir, on cherche les idées géniales que vous seul pouvez avoir, qui vous distinguent du commun des auteurs.

Une grande idée vaut mieux qu’une bonne idée
Une idée géniale se reconnaît à ce qu’elle fait « tilt »; quand vous y pensez elle vous donne la chair de poule, les mains moites et des noeuds dans l’estomac. Elle vous ressemble, elle vous parle, elle est symptomatique de qui vous êtes.
Prenez votre idée, vos premiers éléments, ceux que vous avez notés dans votre carnet la semaine dernière, et visualisez l’histoire qu’ils sont censés vous rappeler. De cette histoire jaillissent des éléments que vous allez faire correspondre au mieux avec votre Sweet Spot Map, parce que vous savez que cette carte est celle des points névralgiques de qui vous êtes, et qu’en allant piocher dans ces points, vous avez toutes les chances de tomber juste et de raconter des choses qui vous correspondent pour de vrai.
Le travail conjoint de votre moi conscient et de votre muse qui vous envoie des idées vous permet alors d’arriver à une phrase qui contient en elle les éléments clefs de votre histoire (protagoniste, antagoniste, conflit principal et twist).

Passez du temps sur cette phrase, jusqu’à être sûrs que c’est la meilleure idée que vous pouvez trouver à partir des éléments que vous avez. C’est ce qui fera la différence entre vous et tous les autres. J’ai lu récemment un texte pour M6 qui n’était qu’un ramassis d’évidences et de clichés, typiquement une idée (pas si bonne que ça en plus) que l’auteur n’a pas travaillée mais pour laquelle il s’est contenté de noter les premières suites d’action-conséquence qui lui venaient. Ce n’est pas comme ça que travaille un auteur (scénariste ou romancier) professionnel sauf pour un tout premier jet. C’est pour ça que cette leçon n°4 est particulièrement pertinente et intéressante.

Ce post est déjà long (600+ mots) alors je n’irai pas plus loin mais la leçon ne s’arrête pas là, elle donne plus de détails sur la manière de développer la Phrase, comme gratifier le protagoniste d’un nom judicieusement choisi (précis et informatif, pas juste un vague « un homme/une femme ») et d’un adjectif tout aussi judicieux. Ajoutez à cela une technique pour rendre « géniales » des idées simplement bonnes, et trois versions différentes de ce qu’il ne faut pas faire en matière de développement de projet (ou comment Holly Lisle a écrit trois versions complètes d’un roman (données en bonus) avant de comprendre ce qui clochait). Et la leçon termine le premier mois de manière délicieusement riche!

Torchwood

5 novembre 2007

Série anglaise, 45′ (peut-on encore parler de 52′?), spin off du célèbre Doctor Who, passe sur NRJ12 plusieurs fois par semaine.

Cast_torch

Torchwood suit les enquêtes d’une équipe spécialisée dans la traque des extra-terrestres. Ce n’est pas X Files (l’existence des E.T. est plus qu’avérée), ce n’est pas Men In Black (ils n’ont pas des supers moyens, ils sont extra-gouvernementaux, ce n’est pas une comédie), c’est plutôt plaisant.
niveau scénaristique des enquêtes est très inégal mais ce n’est finalement pas le plus intéressant dans la série. WeavelLe Non, ce qui surprend et qui est très très agréable, c’est la caractérisation des personnages et de leurs rapports. Les sentiments ne sont pas larmoyants, ou bons, l’héroïne est loin d’être irréprochable (le fantastique moment de l’épisode « Combat »!), c’est très très très loin d’être moralisateur, d’ailleurs on le regrette parfois. Pas parce qu’on souhaiterait une leçon de vie, mais parce qu’on a parfois du mal à comprendre l’éthique des personnages.

Je n’ai pas trouvé d’infos précises sur le coût de la série, je n’ai pas vraiment cherché, mais dans la mesure où c’est britannique, et au vu des effets spéciaux, du nombre de décors et de figurants, Succube_torchwooddes quelques erreurs de jeu, etc. je pense qu’on n’est pas loin d’une économie « à la française ». Sauf qu’on ne voit pas ça dans les séries françaises, et je ne parle même pas du sujet. Si on se concentre sur les rapports au sein de l’équipe, on peut très bien les coller à une série de flics classique.
A notre décharge, on ne voit pas beaucoup ça ailleurs non plus. Un peu dans The Shield mais c’est entre équipes que ça se passe. Et c’est plutôt l’inverse: des persos qui ont l’air mauvais révèlent leurs bons côtés dans l’intimité. Torchwood fait le pari opposé.

Ne serait-ce que par curiosité, la série vaut le détour.

safetyguide_torchwood

(Un excellent article sur la série (en anglais))

Booster l’écriture

26 octobre 2007

Une série d’articles intéressants sur le site de Writer’s Mind.

Notamment sur l’intérêt des personnages imparfaits, des méthodes pour échapper à la procrastination et d’autres choses encore.

Je vois si je peux en récupérer certains et les traduire directement sur ce blog. Je vous tiens au courant.

Pour ceux d’entre nous qui ont parfois besoin d’un petit coup de main pour commencer à écrire, il y a une série d’outils très sympas et utiles sur WritingFix et une liste de points de départs plutôt axés fantasy/SF mais adaptables à d’autres genres sur Fantasybits.

Movie_Outline_logoIl existe une démo gratuite de Movie Outline pour ceux qui voudraient un logiciel de construction de scénar. Les fonctions de base sont disponibles dans la version gratuite et c’est un bon point de départ. L’avantage sur le papier? Vous sauvez des arbres et vous pouvez déplacer, renommer, éditer vos idées d’un seul clic.

Et je viens de découvrir un nouveau blog d’auteur qui m’a l’air très sympa.

A part ça, tout va bien, j’écris.

Writer@work