Posts Tagged ‘atelier d’écriture en ligne’

Générer des idées à la demande (HTTS semaine 3)

5 septembre 2008

Maintenant que nous avons cet outil merveilleux à notre disposition, la « sweet spot map », nous étudions son utilité. Oui, parce qu’un outil qui ne sert à rien, on le range dans sa boîte et il prend la poussière.

Pour illustrer sa méthodologie en semaine trois, Holly utilisera une nouvelle qui vient de lui être commandée et pour laquelle elle va piocher dans sa « sweet spot map » pour en extraire des thèmes qui lui plaisent, qui correspondent à la commande, et dont elle sait qu’elle ne s’ennuiera pas à les utiliser dans son texte.
Je l’ai mentionné dans le dernier article, l’inconscient occupe une large part de la méthodologie Lisle, comme, je l’espère, chez nous tous. Holly l’appelle sa « muse » et, comme le disait Marc en commentaires, elle l’utilise pour rester le plus possible dans l’émotionnel avant de commencer à construire.
Sa méthode pour générer des idées est celle-ci: je regarde mes thèmes de prédilection, je laisse mon esprit vagabonder dessus, je note sur une feuille les exigences conscientes que j’ai sur le texte que je veux produire (taille, sujet imposé par la commande, genre, etc.) et je passe à autre chose. Je vais faire des courses, prendre une douche, faire le ménage… mais j’évite de regarder la télé, d’écouter de la musique avec des paroles, ou de lire. L’idée c’est de libérer l’espace créatif, de laisser l’esprit construire en arrière plan les bases d’une histoire pendant que le corps est occupé.
Personnellement, marcher m’aide pas mal. Prendre une douche aussi.

Note perso bonus: L’important c’est de garder les canaux de communication entre conscient et inconscient ouvert en ne surchargeant pas le mental d’informations. Ne pas passer trop de temps sur l’ordi ou devant la télé, ouvrir des fenêtres à l’inconscient, pour qu’il puisse transmettre ses idées au conscient. Ne pas étouffer le mental.

Revenons à Holly Lisle. Pendant ce temps d’activité détaché de la création active, le cerveau tisse des liens entre les thèmes qu’il a posés sur la « sweet spot map » et les exigences imposées sur le papier. Et il fait des propositions. Une idée va surgir en plein milieu de vos courses. Arrêtez-vous, étudiez-la. Selon qu’elle semble bonne, mauvaise, ou à développer, dites-le à votre subconscient en utilisant un simple: « oui », « non », « peut-être » et oubliez. Le subconscient brode sur cette réponse et précise sa proposition. Et petit à petit, ce dialogue amène de vraies idées. Quand une bonne idée arrive, visualisez l’histoire et notez les points de repère de l’histoire sur un bloc. Trois ou quatre mots suffisent, qui serviront à revisualiser l’histoire quand le moment de l’écriture viendra.

C’est ce que nous faisons quand nous noircissons des pages et des pages à la recherche d’un angle d’approche. Sauf qu’en initiant une meilleure communication avec notre subconscient, on se facilite ce travail-là. Alors, allez-y, nettoyez vos canaux.

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Prendre du plaisir à écrire (HTTS semaine 2)

3 septembre 2008

Ce que vous envisagez de faire comme profession est un choix important. Si être un auteur est dans votre ligne de mire, il faut en connaitre toutes les particularités, bonnes mais surtout mauvaises et être régit par sa passion, en vouloir et donner, proposer encore et toujours. 

Le métier d’écrivain est exigeant, solitaire, incertain, éreintant, ingrat, c’est l’un des pires métiers que l’on puisse choisir à bien des niveaux. Alors pour ne pas finir suicidé ou à l’asile comme la moitié des auteurs, il faut veiller à y prendre du plaisir. C’est du moins ce que suggère Holly Lisle dans son deuxième cours du programme How to Think Sideways (Comment penser par les chemins de traverse).

Ce qui est amusant à ce stade, si vous suivez le blog, c’est qu’elle utilise le mind mapping, jeu de l’esprit dont je vous parlais il n’y a pas si longtemps de manière absolument pas préméditée. Ce que propose Holly, en semaine 2, c’est de dessiner sa « Sweet spot map », une cartographie des zones érogènes de votre imaginaire en quelque sorte.
L’exercice est simple et son objectif est tellement brillant qu’on se demande pourquoi on n’y a pas pensé plus tôt. Mind mappez votre imaginaire en élaborant des cartes de ce que vous aimez, ce qui vous attire, ce que vous détestez, ce qui vous fait peur, etc. Ces éléments sont les thèmes qui vous parlent, les domaines sur lesquels vous cherchez des réponses, les points d’interrogations ontologiques qui dirigent votre existence.
Ces mots et ces concepts que vous allez poser sur le papier sont les choses que vous aimez côtoyer, que vous aimez trouver dans la vie et dans la fiction des autres, et que vous allez mettre dans la votre.

Parce qu’on n’écrit bien que ce que l’on aime et qu’il faut être masochiste pour essayer d’écrire ce qui ne nous parle pas, la cartographie des zones érogènes de votre imaginaire va vous permettre d’économiser du temps de recherche. Plutôt que de tourner autour d’un sujet parce que vous ne trouvez pas le bon angle d’attaque, vous allez consulter votre carte et laisser votre subconscient y piocher des éléments (ou choisir consciemment mais le subconscient occupe une place importante dans la méthodologie d’Holly) pour construire des histoires qui soient un reflet de vous, de vos préoccupations et des univers dans lesquels vous aurez plaisir à vous plonger.

Cette carte est un des éléments clefs de la méthodologie enseignée par Holly Lisle, un point auquel elle revient régulièrement. La leçon est construite autour d’exemples tirés de l’expérience récente de l’auteur puisqu’elle vient de recevoir une commande pour une nouvelle au moment où elle rédige les leçons et qu’elle se sert de son travail sur ce texte pour illustrer sa théorie.

L’objectif sous-jacent de ce cours, je le rappelle, est de transmettre une méthodologie claire, répétable, fiable, qui permette à l’auteur qui la suit de créer selon ses besoins, de s’adapter à la réalité de son métier sans se fier uniquement à l’inspiration, bref, de l’aider à adopter une démarche réellement professionnelle de l’écriture.